• Vendredi 31 juillet devait être la dernière journée de cette première semaine de négociations techniques entre la Grèce et les représentants de ses créanciers (Fonds monétaire international, Banque centrale européenne, Commission européenne et Mécanisme européen de stabilité).

    Mais les discussions continueront en fait dans les prochains jours car des premiers obstacles sont déjà apparus et étaient au menu de la rencontre, vendredi 31 juillet au matin, entre les chefs de délégation des créanciers et le ministre des finances grec, Euclide Tsakalotos, accompagné pour l’occasion du ministre de l’économie et du développement, Georges Stathakis. Voici les principaux sujets de crispation :

    • Le niveau de taxation des hauts revenus

    Les projets de taxation du gouvernement grec ont été le premier sujet de désaccord à (ré) émerger cette semaine. Les créanciers exigent notamment que l’impôt sur la solidarité soit ramené de 8 % à 6 % maximum pour les revenus supérieurs à 500 000 euros. Car, selon eux, le taux actuel encouragerait l’évasion fiscale.

    Le gouvernement grec estime qu’il lui appartient de choisir comment répartir l’effort de l’impôt. « Notre objectif a toujours été et reste, dans le cadre qui nous est imposé, de pouvoir soulager les plus vulnérables. Et là, on voudrait de nouveau épargner les plus riches », s’indignait, vendredi matin, une source du parti de la gauche radicale Syriza.

    • Le vote de nouvelles réformes avant l’adoption du plan d’aide

    Plus largement, la semaine écoulée a fait apparaître une forte opposition entre les représentants des créanciers et le gouvernement sur les réformes à mettre en œuvre. Les premiers veulent forcer les Grecs à adopter de nouvelles réformes dans les tout prochains jours, en préalable à la conclusion de l’accord global portant sur une aide de 86 milliards d’euros sur trois ans.

    Afin de lancer ce cycle de négociations, le premier ministre, Alexis Tsipras, a pour tant déjà fait adopter, les 15 et 22 juillet, de difficiles mesures au Parlement grec. Il ne souhaite pas aller plus loin à ce stade. « Nous nous y étions engagés lorsque nous avons accepté l’accord du 13 juillet, explique-t-on au gouvernement. Nous avons donc rempli notre part du contrat et maintenant on veut nous imposer de nouveaux préalables ? »

    M. Tsipras a rappelé, à plusieurs reprises ces dernières semaines, qu’il s’engageait « à respecter ni moins ni [surtout] plus » que ce qui a été convenu le 13 juillet.

    • L’accélération de la réforme des retraites et du droit du travail

    Les créanciers demanderaient en particulier que soient présentés au Parlement très rapidement des changements dans le régime des retraites. Ils veulent accélérer la suppression des retraites anticipées ou celle d’une prime spéciale aux faibles retraites, l’EKAS. Les créanciers aimeraient aussi raccourcir le délai de la mise en place du départ à la retraite à 67 ans – le précédent gouvernement s’était fixé comme horizon l’année 2022.

    « Il y a toujours une période de transition dans un changement de régime de retraites. Dans tous les pays en Europe. Pour permettre une répartition générationnelle de l’effort. Et là encore on bouscule tout, on exige de nous de tout faire en moins de quatre ans. Serait-ce même envisageable dans n’importe quel autre pays d’Europe ? », se demande notre source chez Syriza. Pour sa part, le gouvernement souhaiterait adopter une loi globale sur la question des retraites en octobre.

    Les négociations s’annoncent également tendues sur la question du droit du travail. D’ici à la fin de l’année, un nouveau cadre doit être adopté pour la mise en place de nouvelles conventions collectives. Les créanciers, et notamment le Fonds monétaire international (FMI), insistent pour assouplir la législation des licenciements collectifs. En décembre 2014, c’est sur ce point précis qu’avaient déjà échoué les négociations avec le précédent gouvernement conservateur, entraînant d’ailleurs sa chute.

    • La participation du FMI en suspens

    Dans ce contexte déjà compliqué, le FMI vient d’annoncer que sa participation au prochain plan d’aide à la Grèce était en suspens et le restera sans engagement « concret » des Européens à alléger la dette publique grecque.

    Même si le Fonds participe bien aux négociations actuelles – sa représentante Delia Velculescu est sur place depuis jeudi soir –, rien de précis n’a encore filtré sur le montant du prêt qu’il pourrait octroyer à Athènes. L’ombre jetée par le FMI pourrait, en tout cas, envenimer les pourparlers et braquer l’Allemagne qui ne veut pas entendre parler d’un tel allégement.

    Pour surmonter l’obstacle, la Grèce, qui s’était dès le début opposée à la participation du FMI à ce troisième plan d’aide, pourrait gagner du temps. Le FMI pourrait ne participer au plan d’aide grec que dans un second temps, d’ici un an, pour la mise en place du plan étalé sur trois années. Dans l’intervalle, le Mécanisme européen de stabilité (MES) serait le seul chargé du financement d’environ 50 milliards d’euros.

    Ce scénario, évoqué par la presse proche de Syriza, semble toutefois bien difficile à faire accepter à l’Allemagne. Après un rendez-vous ce matin avec M. Tsakalotos, les représentants des créanciers devaient rencontrer plus tard à leur hôtel du centre d’Athènes d’autres ministres.

    Pour des raisons de sécurité, leurs mouvements sont limités au strict nécessaire et se passent d’ailleurs sous une impressionnante escorte policière. Dans une Athènes quasi désertée de sa population partie en vacances, ce ballet de cortèges officiels de voitures roulant sirènes hurlantes a quelque chose de surréaliste.


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  • Les vacanciers qui ont pris la route ou qui sont sur le point de partir ont sans doute bien fait car si ce vendredi est classée rouge dans le sens des départs, samedi sera encore bien plus chargé sur les routes.

    Les routes des vacances sont déjà bien embouteillées. Vendredi après-midi, ce sont près de 420 kilomètres de bouchons qui ont été enregistrés. Mais samedi de chassé-croisé s'annonce comme la pire journée de l'été.

    A 15h30, 332 km de retenues étaient recensées en province, 65 kilomètres en Ile-de-France, selon le Centre national d'informations routières (Cnir). La journée était classée rouge par Bison Futé dans le sens des départs. Les principales difficultés se situent à la traversée de Bordeaux (dans les deux sens de circulation), sur l'autoroute du soleil (A7) au sud de Lyon, et sur l'A10 en sortant de Paris en direction d'Orléans. «Certains bouchons dépassent les 30 kilomètres», notamment à la sortie de la capitale ou dans la région bordelaise, selon le Cnir. Pas de problème particulier en revanche dans le sens des retours.

    Bison futé précise que le trafic «restera dense dans la nuit de vendredi à samedi, avec l'apparition des premiers bouchons du samedi dès 4 heures du matin dans certains secteurs». Il est donc fortement déconseillé de rouler dans la nuit de vendredi à samedi et durant toute la journée du samedi. Dans le sens des retours, la journée sera orange samedi et verte dimanche.

    Samedi sera classée noire. Ce sera la «journée plus difficile de l'année» à cause du traditionnel chassé-croisé entre les juillettistes et les aoûtiens. La circulation sera «exceptionnellement difficile» sur la grande majorité des axes routiers au cours de cette journée qui sera la plus difficile de l'été 2015, prévoit Bison futé. Bison futé déconseille «fortement de rouler dans la nuit de vendredi 31 juillet à samedi 1er août et durant toute la journée du samedi» jusqu'à 18 heures et enjoint les automobilistes à reporter leurs départs à dimanche même s'il y aura «encore des bouchons, notamment en vallée du Rhône, sur l'autoroute A10 en région Centre et sur l'autoroute A13 en Normandie».

    L'an dernier, il y a eu jusque 966 km (chiffre ajusté) de bouchons cumulés en France, un record, lors du samedi 2 août 2014 de chassé-croisé entre juillettistes et aoûtiens.


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  • Le passage de 22 à 13 régions entraîne mécaniquement la disparition de certaines des capitales actuelles. Or si le gouvernement de Manuel Valls temporise, les jeux sont faits : la liste des nouveaux chefs-lieux a été tranchée lors du dernier Conseil des ministres avant la trêve estivale, ce vendredi 31 juillet.

    Les arbitrages ne sont "pas définitifs" selon Matignon, mais le couperet est tombé !

    Voici donc la liste (provisoire) dévoilée ce vendredi :

    - Ajaccio, pour la Corse

    - Bordeaux, pour l'Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes

    - Dijon, pour la Bourgogne-Franche-Comté

    - Lille, pour le Nord-Pas-de-Calais-Picardie

    - Lyon, pour l'Auvergne-Rhône-Alpes

    - Marseille, pour Paca

    - Nantes, pour les Pays de la Loire

    - Orléans, pour le Centre

    - Paris, pour l'Ile-de-France

    - Rennes, pour la Bretagne

    - Rouen, pour la Normandie

    - Strasbourg, pour l'Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine

    - Toulouse, pour le Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées

    Ces villes deviennent officiellement les préfectures des 13 nouvelles régions françaises, vendredi 31 juillet.

     

    Si ce découpage avait été adopté par le Parlement le 17 décembre 2014, le détail de la réorganisation des services de l'Etat faisait encore l'objet de batailles. Les tensions portaient notamment sur le choix entre les villes d' Amiens ou de Lille, de Rouen ou de Caen et de Toulouse ou de Montpellier

    Le gouvernement devra confirmer les chefs-lieux de région définitifs avant le 1er octobre 2016, "après avis des conseils régionaux issus du renouvellement de fin 2015", selon le compte rendu du conseil des ministres. Les six régions qui n'ont pas été modifiées lors du passage de 22 à 13 régions en métropole ont conservé leur capitale historique.


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  • Moment phare du milieu de semaine, la Ligne de Nuit est venue réchauffer l'ambiance sur Chambley (54). Plusieurs dizaines de pilotes ont joué avec leurs brûleurs pour créer une ambiance presque magique au Lorraine Mondiale Air Ballons. Ils étaient 62 pilotes sur la piste.

    LMAB15 : 62 ballons pour un record du monde !

    Voici un time Lapse, Grand Ligne de Nuit, LMAB15 proposé par Boris Untereiner smile


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  • Un officier blanc a été inculpé du meurtre "insensé" d'un homme noir, abattu lors d'un contrôle routier à Cincinnati (Ohio), a indiqué le procureur chargé du dossier, mercredi 29 juillet. Le policier a plaidé "non coupable". 

    Ray Tensing, âgé de 25 ans, est accusé d'avoir tué, le 19 juillet, Sam DuBose, 43 ans et père de 10 enfants. Dans un premier temps, le policier avait déclaré aux enquêteurs avoir tiré parce qu'il avait été entraîné par la voiture de la victime quand elle a pris la fuite. Mais l'analyse des images de la caméra du policier a révélé qu'en réalité, il n'avait jamais été en danger.

    Une vidéo compromettante

    La vidéo montre ainsi Ray Tensing s'approcher du véhicule de Sam DuBose. Alors qu'il lui réclame ses papiers, Sam DuBose demande pourquoi on l'arrête et explique avoir oublié son permis de conduire chez lui.

    Ce dernier essaye alors de démarrer la voiture et, en une fraction de seconde, un pistolet apparaît dans le champ de la caméra. Le coup de feu part. Les images sautent pendant la course du policier derrière la voiture qui va finir sa course sur le bas-côté.

    Attention : le contenu de la vidéo peut choquer

    Suite sur :

    http://www.francetvinfo.fr/monde/usa/video-etats-unis-un-policier-blanc-abat-un-homme-noir-lors-d-un-controle-routier-a-cincinnati_1021557.html


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