• Affrontements fratricides entre les ouvriers de Gad en Bretagne

    Je vais finir par créér une rubrique : " Ecoeurement " ... au vu de ce qu' il se passe dans notre pays !

    Ce sont des images d'une rare violence, brutales et révélatrices de ce qu'est aujourd'hui notre société.

    Je parle, bien évidemment, des affrontements d' hier entre employés de GAD à Josselin !

    La direction de Gad SAS, qui supprime 900 emplois en Bretagne, est parvenue à dresser les employés de deux sites les uns contre les autres. Terrorisant les uns par la crainte d’être les prochains à perdre leur emploi, refusant de négocier les indemnités de licenciements, remplaçant les départs par des intérimaires roumains payés moins que le Smic… 

    La direction de Gad a reconnu mardi recourir à des salariés étrangers pour assurer le transfert d'une partie des activités de Lampaul vers Josselin.  "Il y aurait plus de cent intérimaires roumains qui seraient arrivés en fin de semaine dernière" à Josselin


     

    Les images des affrontement des salariés des abattoirs de Josselin et de Lampaul-Guimiliau ont dramatiquement démontré un désespoir social qui doit alerter les politiques !

    Quand la pauvreté affronte la précarité, quand le "j'ai encore la chance" (la chance !) d'avoir un travail, "je dois me battre" (me battre !) pour le garder, y compris au pris de la solidarité avec mes (bientôt) ex-collègues, devient plus qu'une image mais une réalité.

    Une cinquantaine d'ouvriers de l'usine de Lampaul-Guimiliau (Finistère), dont les 850 emplois disparaîtront dans le cadre du plan de continuation accepté la semaine dernière par le tribunal de commerce de Rennes se sont rendus pour la deuxième journée consécutive aux abords de l'abattoir de Josselin (Morbihan), qui sera renforcé.

    Ils ont bloqué les accès du site avant d'être brutalement repoussés par quelque 200 ouvriers de cet abattoir qui ont quitté leur poste en tenue de travail pour faire barrage aux manifestants et pouvoir continuer à travailler.

    Qu'a-t-on vu dans cette bousculade ? Un groupe de salariés bientôt au chômage, tenter de bloquer un abattoir de leur propre groupe en empêchant l'accès au site, puis se faire repousser manu militari, sur ordre de leur direction, par d'autres salariés (syndiqués ?) du même groupe. "Sur ordre de la direction".

    La violence de l'obéissance aveugle, de celui qui ne comprend pas mais obéit tout de même. La violence du jugement aussi, de l'individualisme, du "chacun pour sa gueule", certes imposés par cette crise économique qui fait se cramponner à son job comme une bernique tente de le faire sur son rocher, mais qui fait tout de même oublier un principe de base : que l'union fait la force (et que plus on est de fous, plus on rit aussi).

    La solidarité a pris du plomb dans l'aile, et parce que nous avons tous la tête dans le guidon (et sur nos prochaines factures), aujourd'hui nous ressemblons à cette grenouille qui mise à chauffer dans l'eau de la marmite, se laisse gentiment ébouillanter sans tenter de fuir, ne voyant pas la température de l'eau grimper jusqu'à sa mort prochaine.

    Mais, de l'indifférence générale qui n'a mis personne dans les rues pour défendre les ouvriers de Gandrange, Florange ou Lejaby – ah, Lejaby ! si toutes les entreprises pouvaient avoir l'initiative de se casser la gueule juste avant des rendez-vous électoraux, combien notre monde économique se porterait mieux – oui, de cette indifférence !

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