• Après le " Britain first " ... le " Brexit regret " !

    Britain first" - la Grande-Bretagne d’abord -, ne cessent de clamer les supporteurs du Brexit. En vérité, le renoncement à l’Union européenne acquise par référendum marque sans doute la fin d’une nation telle que les siècles l’ont façonnée !

    Adieu le Royaume-Uni ! Les Ecossais, qui ont voté à 62% pour l’Europe, s’apprêtent à reprendre leur indépendance après cinq siècles de domination anglaise.

    Les Irlandais rêvent d’une réunification sous la loi de Bruxelles.

    Et la glorieuse cité de Londres se réveille avec le sentiment d’avoir été trahie : les yuppies et les bobos de la capitale se demandent ce qu’ils ont encore de commun avec les Britanniques des campagnes craintives et des anciens bastions industriels désespérés. La ville-monde raisonne comme le continent et s’exaspère du revirement de son Iago shakespearien : Boris Johnson, devenu par opportunisme le tribun d’un peuple sans repère.

    Le Brexit est une victoire à la Pyrrhus. L’ancien empire sur lequel le soleil ne se couchait jamais se rétrécit toujours plus ! Les eurosceptiques du reste de l’Union, drapés dans leur drapeaux nationaux, feraient bien de méditer ce paradoxe.  Ils se réclament de la grandeur des nations mais ne font que les saborder par désir de revanche sociale. Nigel Farage, tout à son exaltation factice de la souveraineté retrouvée, a semblé embarrassé par un résultat qu’il n’attendait pas et sans doute, au plus profond de lui, ne souhaitait pas vraiment…

    Les pères fondateurs de l’Europe avaient raison : les nations triomphantes des années 1815-1914 étaient bien mortes, putréfiées sur les charniers de la première puis de la Deuxième Guerre mondiale. Après soixante ans de convergence européenne, aussi maladroites furent-elle, ces idéologies foncièrement xénophobes n’ont aucune chance de ressusciter.

    Un peu tard pour avoir des remords. Pourtant, moins de vingt-quatre heures après les résultats annonçant la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE), nombreux sont ceux qui expriment leur déception et disent regretter leur choix, parmi les 17,4 millions de Britanniques à avoir voté « Leave », comme le rapportent les sites Internet Vox et Slate.

    Il y a ceux qui pensaient que le vote pour le maintien était de toute façon acquis, sondages à l’appui, et que leur vote ne pèserait pas dans la balance, ou ceux qui n’en avaient pas anticipé les conséquences, comme la chute des Bourses et la démission de leur premier ministre, ou encore ceux qui se sentent trahis. Tous prennent la mesure après coup de l’onde de choc que leur vote a provoqué. Et voudraient pouvoir revenir en arrière ...

    Certains ont aussi déchanté après que le chef du UKIP, le très europhobe Nigel Farage, a reconnu, en direct, à la télévision que l’un des arguments phares des pro- « Brexit », donner à la sécurité sociale britannique les 350 millions de livres versées à l’UE chaque semaine, était en fait faux !
     

    Ces électeurs repentants ne représentent bien sûr qu’une minorité sur les 17,4 millions d’électeurs qui ont voté « Leave », mais ils témoignent de l’incertitude dans laquelle se sont trouvés certains Britanniques face au « Brexit », et des nombreuses interrogations qui persistent quant à ses conséquences.

    En témoigne le pic de 250 % de recherche qu’a enregistré Google le soir du 23 juin, jour du vote, un peu avant la fermeture des bureaux de vote, sur des questions comme « Que se passe-t-il si nous quittons l’UE ? » – notons toutefois que le pic de recherche sur cette question était plus important encore la veille, avant le vote, donc.

    « Un message personnel ...Ce week-end, c’est la brocante du parc Sainte-Marie »

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  • Commentaires

    1
    Dimanche 26 Juin 2016 à 10:00

    Messieurs les Anglais, vous avez fait votre choix... regrets ou pas, c'est l'avenir qui nous donnera le résultat ! 

    Bisous et bon dimanche

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