• Bretagne

    Toi femme de chagrin
    Au caractère trempé
    Tu guettes tes marins
    De tes yeux embrumés

    Ta robe est de granit
    De dentelle déchirée
    Que les vagues avides
    De l’écume viennent parer

    Ton manteau est de lande
    Piqué d’ajoncs jaunis
    Couvrant ta houppelande
    Au drapé vert et gris

    Ton collier est de sable
    Aux algues de pampilles
    Nacré de coquillages
    Telles filles des îles

    Tes coiffes sont clochers
    Flèches d’un ciel marin
    Tes calvaires  sculptés
    Par tes vents assassins

    D’hortensias des bouquets
    Colorent tes cheveux
    Par le sel asséché
    Du plus beau des doux bleus

    Tu répands ton parfum
    De son iode chargé
    Par la force d’embruns
    Dans l’air vivifié.

    Tes pêches empiriques
    Que les mouettes  surveillent
    Des rochers jusqu’aux criques
    Ta nature émerveille.

    Accueillant dans tes îles
    Les bateaux tatoués
    Du nom des jeunes filles
    Par les pêcheurs aimées.

    Tu as l’humeur grise
    Des ports à l’abandon
    Que les tempêtes avivent
    Comme une lame de fond.

    Tu es de ces beautés
    Sauvages et si farouches
    Qu’on ne peut oublier
    Bretagne oh toi ma douce.

    Tit’can I

    « L' Archipel des GlénanTrès bonne semaine à tous. »

  • Commentaires

    1
    AilectronLibre
    Dimanche 14 Avril 2013 à 18:00

    J'ai connu des pesonnes qui avaient le coeur breton mais pas le lieu de naissance ! Bizzzzzzzz

    2
    Lundi 15 Avril 2013 à 11:07

    Etre femme de marin n'est pas drôle tous les jours, mais elles  se sont endurcie et elles sont plus fortes que les autres. Quand on a affronté les élements on comprend mieux Que l'on ne peut  rien devant la nature qui se déchaîne. On ne peut que la respecter.

    Bizes

    3
    Lundi 15 Avril 2013 à 12:43

    très beau

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