• Le goémonier, dénommé aussi pigoulier, est un pêcheur spécialisé dans la récolte des algues marines, plus précisément du goémon. C'est aussi le nom du bateau spécialisé utilisé pour cette récolte.

    VOICI...une très vielle complainte bretonne...en langue d'origine puis traduit en français!!

    Gwerz ar vezhinerien

    Na pa 'moa klevet ar c'heleir

    E ranke mond kuit va mestrez

    Da vezhinañ d'an enezeier

    Trielen ha Molenez


    Na pa 'moa klevet ar c'heloù

    E ranke mond kuit mintin mad

    Kerkent ha ma save ar gouloù

    E save ad dour en va daoulagad


    Kar ar vuhez en enezennoù

    'Zo ur vuhez trist ha kalet

    Bemdez, bemnoz e-kreiz ar poanioù

    Ar vezhinerien 'zo tud daonet


    En o bagoù, abred diouzh ar mintin

    E lakeont ar c'herreg en noazh

    Faoutet o daouarn gabd ar c'hilhotinn

    Ha torret o c'hein gand ar gravazh


    ...

    Complainte des goémoniers


    Quand j'ai entendu la nouvelle

    Que ma maîtresse devait partir

    Faire le goémon sur les îles

    Trielen et Molène.


    Quand j'ai entendu la nouvelle

    Qu'elle devait partir de bon matin

    Dès le lever du jour

    Des larmes me montaient aux yeux.


    Car la vie sur les îles

    Est triste et dure

    Toutes les nuits, tous les jours dans la peine

    Les goémoniers sont des gens damnés.


    Dans leur bateau, tôt le matin

    Ils mettent les roches à nu

    Leurs mains fendues par le kilhotin

    Et leurs dos cassés par la civière.


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  • Le Festival du chant de marin de Paimpol (Gouel kan ar vartoloded en breton) est une manifestation musicale et nautique internationale qui a lieu tous les deux ans sur le port de Paimpol ( Côtes-d' Armor).

    Principalement dédiée aux chants de marins et aux bateaux anciens de toutes provenances, les vieux gréements, ce rassemblement maritime créé en 1989 prend pour thème à chaque édition un continent ou une région, représentatifs des musiques des mers du Monde. Les visiteurs peuvent y découvrir leurs chansons, leurs bâteaux et leur gastronomie.

    La Fête du chant de marin, organisée par l'association de commerçants ADEPAR en 1989 et 1991, reprise depuis 1997 par une association soutenue par la commune de Paimpol, renommée Festival du chant de marin en 2007.

    L'hommage à la tradition orale maritime

    Sur tous les bateaux, sous toutes les latitudes, ces chants répondaient à la nécessité de rythmer et synchroniser les manœuvres des matelots, à bord et à quai. En mer et dans les bistrots des ports, ils agrémentaient les indispensables moments de détente.

    Leur côté « utilitaire » désormais révolu grâce aux progrès de la technique (ou à cause d’eux) les chants de marin sont venus aujourd’hui enrichir le patrimoine maritime et musical. De la Méditerranée en passant par l’Europe de l’Est ou les Amériques, les chansons de mer racontent des aventures extraordinaires faites de voyages et de découvertes, de naufrages et d’héroïsme, d’amour ou de camaraderie.

    À chaque édition, le festival de Paimpol rend hommage à tous ces marins, dont les chants, témoignages de ces épopées, nous proviennent par tradition orale, grâce aux collectages réalisés par quelques passionnés. Sinbad, le Capitaine Haddock, Achab, Jack Aubrey, Corto Maltese, Jack Sparrow... Si les fictions maritimes alimentent autant l’inconscient collectif, c’est parce qu’elles s’ancrent dans une réalité qui nous renseignent à la fois sur notre propre histoire et sur les valeurs humaines.

     

     


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  • Merci à toi, Cédric, pour ce beau travail de restauration d' une photo qui a ... 70 ans ! Ta grand-mère aurait été contente de voir ton travail ...

    Oups ! Je viens de réaliser l' âge de cette photo ...


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  • A Douarnenez, on nommait cette galette typique indifféremment kouign amann ou gâteau beurré, c'est d'ailleurs sous son appellation française qu'il a été commercialisé ou vendu pendant plusieurs années !

    En breton, kouign signifie « gâteau » et amann, « beurre ».

    Les légendes présidant à sa naissance sont nombreuses : on retrouve bien évidemment la classique «histoire de la recette ratée» (trop de beurre, pas assez de farine etc.) par un boulanger qui ne l’aurait heureusement pas jetée mais aussi d’obscures origines scandinaves (qui ne remonteraient pas jusqu’aux Vikings mais à la présence d’un consulat norvégien à Douarnenez) ...
     
    Simplement, il ne s’agit pas d’un gâteau très ancien !
    La tradition et les souvenirs de ses descendants attribuent l'invention du kouign-amann à Yves-René Scordia. Le kouign-amann aurait été inventé vers 1860 à une période où la farine faisait défaut alors que le beurre était abondant, d’où l’emploi d’éléments dans des proportions peu habituelles : quatre cents grammes de farine pour trois cents grammes de beurre, trois cents grammes de sucre, cette somme d'ingrédients donne une pâte non réussie. Le boulanger, pour éviter de jeter la préparation, l'aurait fait cuire et le résultat aurait donné un gâteau consistant et compact, mais succulent
     
    Aucune mention n’en est faite jusqu’à la fin du XIXe siècle et l’association des pâtissiers et boulangers de Douarnenez a créé un label qui porte la mention «véritable Kouign-Amann de Douarnenez. Fabrication artisanale inventée vers 1860 à Douarnenez».
     
    Il en existe plusieurs variantes, aux pommes, aux poires, et plus ou moins sucrées. Il semble que les Bretons l’aimaient à l’origine assez peu sucré mais que la demande touristique l’a rendu peu à plus plus doux (on le trouve d’ailleurs aussi pour cette raison avec du beurre non salé).
     
    La réalisation du kouign-amann est relativement délicate, non qu’elle soit particulièrement difficile en elle-même mais elle demande beaucoup de temps et de précision, c’est donc un peu fastidieux, il faut l’avouer. Mais le résultat, quand il est réussi, compense toutes ces heures d’attente ! Comme le dit un proverbe breton : «Le fait qui veut, le réussit qui peut» !

    Kouign-amann

    Les ingrédients (quantités pour 6 personne(s))
    • Beurre demi-sel : 300 g
    • Sucre en poudre : 200 g
    • Levure de boulanger : 15 g
    • Eau : 25 cl
    • Farine de blé : 450 g
    • Jaune d' oeuf : 1
    • Lait 1/2 écrémé : 5 cl
     
     
     
     
     
     
     
    Description de la recette
     
    Diluer la levure dans un peu d'eau tiède, puis creuser un puits dans la farine et y placer la levure diluée et le reste d'eau tiède. Mélanger du bout des doigts, puis lorsque la pâte forme une boule, l'étaler sur une épaisseur de 4 cm en lui donnant une forme carrée. La placer ensuite au frais pendant 30 min.

    Ramollir le beurre pour obtenir une pommade.

    Étaler la pâte sur 1 cm d'épaisseur, la badigeonner avec 1/4 du beurre à l'aide d'un pinceau, puis la saupoudrer de sucre. Replier ensuite la pâte en 3 et la fariner à nouveau si nécessaire. L'étaler à nouveau sur 1 cm, la beurrer, la sucrer et la replier, puis la laisser reposer de nouveau pendant 30 min au frais.

    Préchauffer le four à 210 °C et beurrer le moule.

    Étaler la pâte une 3e fois et la badigeonner du reste de beurre et de sucre, puis la plier en ramenant les bords vers l'intérieur. Renouveler l'opération pour obtenir un carré puis retourner la pâte sur un plat beurré.

    Mélanger le lait et le jaune d'oeuf pour réaliser la dorure.

    Inciser le kouign amann sur 5 mm de profondeur et verser la dorure dessus. L'enfourner ensuite à 210 °C pendant 30 à 40 min (vérifier la cuisson en enfonçant la pointe d'un couteau : elle doit ressortir sèche).

    Kouign-amann


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                                                             Achille Granchi-Taylor 1857 - 1921

    Le Festival des Filets bleus est un festival qui se déroule à Concarneau. Il a traditionnellement lieu l'avant-dernier week-end du mois d'août.

     

    Née sur fond de crise économique en 1905, la « Fête des Filets Bleus » se voulait une fête de solidarité avec les marins pêcheurs de Concarneau, leurs familles et l’économie locale, tous fortement affectés par la disparition de la sardine.

    En choisissant le nom de « Fête des Filets Bleus » les organisateurs de la première manifestation entendaient bien rendre hommage au travail des marins concarnois. Pourtant si en 1905 les filets de Concarneau étaient bien bleus, il n’en avait pas toujours été ainsi car jusqu'à la fin du XIXème tous les filets de pêche étaient rouges ou plutôt bruns. Cette couleurs provenait de la « tannée »  où on les passait pour en assurer la conservation. A en croire la tradition c’est un certain Guyot qui le premier aurait introduit dans notre port de nouveaux filets de couleur bleue dans les dernières années du siècle passé. Cette couleur bleue se confondant avec la mer était destinée à abuser la sardine qui, croyait-on, se laisserait prendre plus facilement.

     Les filets de sardines sont aujourd’hui bien rares, cette pêche ayant pratiquement disparue de Concarneau et pour bien des concarnois c’est un moment émouvant que de les revoir les jours de fête accrochés aux façades des maisons comme de la mairie.

     Les Filets Bleus de Concarneau

    Le festival des Filets Bleus se déroulera se déroulera du 14 au 18 août 2013.

    Cinq soirées de concerts gratuits qui verront la participation de Yann-Fanch Kemener, Soldat Louis, Sonerien Du, Susana Seivane, Gwendal, Churchfitters, Raggalendo, Celkilt, Lleuwen...

    Pour plus d' info : http://www.festivaldesfiletsbleus.fr

     


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