• Carton rouge pour Sepp Blatter !

    Près de quatre jours après sa réélection, le président de la Fifa, Sepp Blatter, a annoncé, ce mardi soir, sa démission.

    Selon le journaliste Jérôme Jessel, c'est "la chute d'un maître du monde".

    «Merci, merci», lançait-il à l’assemblée, soulagé. Il se pensait au sommet de l’Everest du foot. Il était en fait face à un grand vide. On ne sait pas encore qui l’a poussé à sauter, mais il serait naïf de croire que ce sont les critiques qui ont convaincu le Suisse de 79 ans d’enfin s’en aller. S’il assure partir parce qu’il ne sent pas «le soutien de l’intégralité du monde du football», on ne serait pas étonné d’apprendre qu’il a été en réalité contraint à agir de la sorte. Par le FBI, la justice américaine, la justice suisse?

    On ne sait. Peu importe, au fond.

    Ce qui compte d’abord, c’est que le «parrain» quitte Zürich définitivement. Son successeur ne devrait pas être connu avant décembre 2015, voire mars 2016, après une nécessaire refonte des structures de la FIFA. Espérons surtout qu’il rompra définitivement avec les habitudes qui avaient cours au sommet de l’institution. Le Prince Ali de Jordanie, concurrent défait vendredi passé, aurait-il assez de poids et d’aura pour mener ce renouveau? Au moins ne traîne-t-il pas de casserole. Michel Platini, brillant footballeur devenu habile politique au sein de l’UEFA, qu’il dirige plutôt bien, devrait être sollicité par beaucoup. Mais le Français démarre déjà avec un cadavre dans le placard puisque son vote pour le Qatar 2022 est entouré de nombreuses zones d’ombre. Qu’il devienne le nouveau Président ne serait probablement pas le meilleur des signaux.

    L’autre motif de réjouissance, c’est la volonté annoncée de changer la structure et le fonctionnement d’un Comité exécutif qui avait de plus en plus pris les contours d’un «clan des Siciliens» où la corruption et les petits arrangements étaient devenus la norme. Par contre, que Sepp Blatter compte prendre les commandes de ces «profondes réformes» pousse nettement moins à l’enthousiasme. Espérons que des acteurs extérieurs à la FIFA parviennent à ce que l’ancien directeur de l’horloger suisse (sic) Longines ne mette pas son nez dans ce grand chantier. Laisser le responsable du fiasco diriger l’opération mains propres aurait quelque chose d’ubuesque.

    Même si, en quittant le navire quatre jours après avoir été réélu, Blatter a confirmé qu’avec cette FIFA, il fallait s’attendre à tout.

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