• Chômage en juillet : tout sauf une surprise ...

    Conséquence de la croissance nulle au deuxième trimestre, le chômage a de nouveau flambé en juillet, pour le neuvième mois de rang.

    Les chiffres publiés ce mercredi à 18 heures par Pôle emploi font était d’un bond de 26.100 (+0,8 %) du nombre d’inscrits en catégorie A (n’ayant pas du tout travaillé dans le mois). Le bilan est tout aussi négatif en incluant les chômeurs ayant en partie travaillé dans le mois : en catégorie ABC, la hausse est aussi de 0,8 %, avec 40.000 inscrits en plus. Avec, cette neuvième hausse mensuelle de suite, le nombre de chômeurs s’établit désormais à 3,424 millions, un record. En incluant l'outre-mer, le nombre de demandeurs d'emploi sans aucune activité (catégorie A) s'élève à 3,689 millions (+ 0,7 %).

    La hausse est du même ordre de grandeur en intégrant les chômeurs ayant exercé une petite activité (+ 40 600 en métropole, + 0,8 %), pour des plus hauts historiques de 5,084 millions en métropole et de 5,387 millions avec l'outre-mer.

    Le chômage enregistre sa plus forte hausse depuis février.

    Chômage en juillet : tout sauf une surpries ...

    Pour François Rebsamen, le ministre du Travail, cette hausse de juillet «traduit une croissance nulle dans la zone Euro comme en France». Ni plus ni moins. Et «elle appelle la mise en œuvre rapide de la feuille de route sociale du gouvernement, en particulier pour l'emploi des jeunes». Le locataire du 101 rue de Grenelle rappelle encore que le pacte de responsabilité et de solidarité, voté le 23 juillet dernier, est un «atout majeur de la lutte pour l'emploi» dont le gouvernement attend beaucoup.

    Le pire, c'est que ce tableau noir ne risque pas de s'éclaircir de sitôt. La stagnation de la croissance au premier semestre 2014 se paiera cash, en termes de destructions d'emploi et de hausse du chômage, dans les mois qui viennent. Et ce ne sont pas les négociations ou rencontres que le gouvernement a annoncées pour la rentrée qui changeront la donne à court terme. La réunion sur l'apprentissage que présidera François Hollande en septembre, pour en lever les verrous, ne permettra en effet pas de sauver la saison 2014-2015 qui s'annonce pire que la précédente.

    Sur les premiers mois de l'année, les entrées en apprentissage ont déjà plongé de plus de 10 %… Cette réunion à l'Élysée arrive bien trop tardivement. «Le temps que les mesures arrêtées se diffusent parmi les acteurs économiques et commencent à porter leurs fruits, de l'eau aura coulé sous les ponts», prévient un représentant patronal pour qui l'année qui vient sera, en matière d'apprentissage, «blanche». Et ce n'est pas la prime de 1.000 euros décidée en juillet dernier pour toute embauche d'un jeune en contrat d'apprentissage dans une petite entreprise qui inversera la donne. «Personne, dans l'entreprise, ne sait que cette mesure existe», constate un élu patronal.

    Même effet de la négociation sur la modernisation du dialogue social en entreprise, au cours de laquelle syndicats et patronat débattront des seuils sociaux et qui doit débuter dans un mois. Le temps que les mesures décidées -si les partenaires sociaux tombent d'accord- produisent leurs effets est bien lointain. En tout cas, pas avant 2016 ou 2017. Il n'y a qu'à regarder les retombées aujourd'hui de l'accord sur la sécurisation de l'emploi conclu en janvier 2013 et qui a été transposé en loi en juillet de la même année. Elles sont nulles: très peu d'accords de maintien dans l'emploi ont été décidés ; la part des CDD dans les embauches n'a pas diminué après leur surtaxation ; le nombre de CDI intérimaires créés se comptent sur les doigts des deux mains et l‘obligation pour les contrats de travail signés de ne pas être inférieurs à 24h par semaine a été récemment contournée…

    Enfin, il n'y a pas grand chose à attendre des négociations qui vont s'ouvrir sur la question des jeunes, des seniors et des chômeurs de longue durée (qui représentent aujourd'hui plus de quatre chômeurs inscrits sur dix à Pôle emploi). Beaucoup de plans ont par le passé été montés, avec des incitations diverses et variées à la clé, et rien n'y a fait. On le voit encore aujourd'hui avec les chiffres du chômage de juillet…

    « Manuel Valls au Medef : «J'aime l'entreprise»" A la Saint Augustin, on sent la fraîcheur du matin. " »

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 27 Août 2014 à 20:34

    Que du Blabla à droite comme à gauche....le centre n'existe pas et les extrêmes ne savent que critiquer et sont encore plus dangereux....alors on fait quoi ?

    J'ai pris le parti d'en rire car tout ça me semble être qu'une vaste farce dont nous faisons les frais hélas !

    Ne parlons pas de l'Europe, ce n'est qu'un mirage manipulé par le grand capital et d'autres qui ne disent pas leurs nom en rouge ou étoiles bleues, trop occupés à faire craindre le pire en distribuant les armes à des peuples pour le malheur de tous....

    Bonne soirée quand même

    Amicalement

    Robert

     

    2
    Jeudi 28 Août 2014 à 07:55

    Bonjour Annick et bien je vois que tous va mal aussi en france ses pareille en belgique et encore de nouvelle taxe on en sera plus le 3 spetembre nouveau gouvernement et encore nouvelle taxe pour finir il nous restera plus que les yeux pour pleurer mes les salaires ne suivent pas et ses bien la le problème pff. Passe une bonne journée.

    3
    Jeudi 28 Août 2014 à 08:15

    Bonjour Annick

    merci de ton passage oh je préfère pas parler de tout cela c'est la m......de partout je ne sais pas comment tout cela finira mais ce n'est pas réjouissant

    douce journée avec le soleil aujourd'hui

    gros bisous

    Marlène

    4
    Jeudi 28 Août 2014 à 08:51

    on fonce dans le mur, mais comme edelweiss j'évite le sujet

     (copié/collé: je passe rapidement ce matin, du retard dans mes visites, mais j'avais les petites filles a la maison.)

    a bientôt

    lyly

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