• Coupe Davis : comme un goût d'inachevé pour les français ...

    Avec la défaite en finale de Coupe Davis face à la Suisse (1-3), ce week-end à Lille, la génération Tsonga-Gasquet-Monfils-Simon laisse échapper une nouvelle opportunité de marquer le tennis français.

    Tandis que les Suisses, Federer en tête, dansent une folle sarabande sur le court à côté du saladier d'argent.

    En surclassant Gasquet (6-4, 6-2, 6-2), le roi Roger s'est offert une nouvelle couronne à sa démesure.

    En fond, les Bleus, la mine sombre, remontent les escaliers noirs vers les vestiaires, portant leur coupe de finalistes comme un fardeau. Le triste épilogue d'un week-end où la belle machine tricolore avait déjà déraillé dès le premier jour et le jeu de cache-cache autour de la blessure au coude droit de Jo-Wilfried Tsonga.

    Blessé à l'avant-bras droit lors d'une exhibition face à Nadal, fin septembre, le Manceau a ressenti des douleurs lors du stage à Bordeaux il y a deux semaines. « Puis cela a été mieux, raconte le capitaine, Arnaud Clément. Il a eu beaucoup de jours de préparation avec beaucoup de frappes. On pensait à une fatigue musculaire. »

    Pendant son match perdu face à Wawrinka, le leader tricolore a senti une récidive, qui s'est confirmée à froid. « Je n'ai pas hésité une seconde à jouer parce que je me sentais mieux, explique Tsonga, dévasté par son week-end. Quand je suis entré sur le court, j'étais persuadé de pouvoir donner le meilleur de moi-même. »

    Reste ce sentiment diffus que ce serait le n° 12 mondial qui ferait la composition d'équipe. « Jo est le leader de ce groupe, il l'a tiré par les cheveux cette année encore, observe son entraîneur Thierry Ascione. S'il était sur le court vendredi, c'est qu'il était à 100 %. » En bon directeur technique national, Arnaud Di Pasquale tente de désamorcer toute polémique. « Je ne crois pas une seule seconde que Jo contrôle la sélection, lâche-t-il. Il ne faut surtout pas l'interpréter comme ça. »

    Tsonga en a-t-il trop fait ? Pour l'instant, ses coéquipiers sont abattus, Monfils en tête, mais refusent de réécrire le scénario. « C'est SA décision. Après, ce qui se passe, on s'en fout un peu », lance Gilles Simon, préposé au rôle de 5 e homme. « C'était évident de mettre Jo », justifie Clément.

    Vendredi soir, 19 heures. Tsonga envoie un texto à Ascione pour lui dire qu'il est « reboosté » pour le double. Samedi, une heure avant le match, le Manceau lui signifie son absence sans la justifier. A la surprise générale, Benneteau, qui avait été prévenu la veille de l'éventualité d'un forfait, prend sa place sur le court en dernière minute aux côtés de Gasquet.

    « Samedi matin, je n'arrivais même pas à serrer la raquette », souffle Tsonga, qui s'était fixé un ultime test avant de trancher. Après la gifle face à la paire Federer-Wawrinka, le clan bleu-blanc-rouge fait corps pour masquer à la presse la blessure de son n° 1, qui sait déjà que sa finale est terminée.

    « Cela ne m'a fait pas plaisir de donner de fausses informations, explique Clément. Mais on n'a pas d'informations à communiquer à l'équipe adverse. Je ne pouvais pas faire autrement. L'objectif pour nous était de préserver le groupe. » On doute que Federer ait été grandement perturbé par la manoeuvre...

    Gasquet a su dès l'issue d'un double délicat qu'il devrait se remobiliser pour affronter l'Everest suisse. « Je savais que Richard était prêt, prétend Clément. Physiquement, il pouvait tenir des heures. » Le Français, auquel on ne peut pas reprocher grand-chose, a malheureusement résisté moins longtemps à la tornade bâloise. Gasquet se serait semble-t-il bien vu affronter Federer... vendredi. Dans l'entourage des Bleus, il se murmure que le n° 26 mondial a été très déçu de ne pas remplacer Tsonga lors de la 1re journée. « Dire que Gasquet voulait jouer à la place de Jo, c'est une absurdité », s'emporte pourtant Ascione. Monfils, en pleine forme, aurait peut-être alors battu Wawrinka. Mais, ça, c'est une autre histoire...

    Mais que cela ne nous empêche pas de féliciter l' équipe suisse qui a offert la première Coupe Davis de son histoire à la Suisse. Les Helvètes ont plié l'affaire en quatre matches. Roger Federer en profite pour entrer un peu plus dans la légende.

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  • Commentaires

    1
    Lundi 24 Novembre 2014 à 22:01

    Les tennismans jouent tellement de match qu'ils finissent tous par se blessererf

    2
    Mardi 25 Novembre 2014 à 06:44

    quel dommage ! la prochaine fois ! bonne journée

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