• Des paroles et des actes : le deuxième acte de l'opération " reconquête " de Nicolas Sarkozy ?

    Nicolas Sarkozy a-t-il changé ? Sur le fond, sûrement pas. Sur la forme, il dit que oui : "(…) L’échec est souvent fondateur car il fait souffrir. Il montre donc les chemins qu’il convient de savoir ne plus emprunter. L’échec m’a beaucoup appris. Il m’a humainement enrichi", écrit-il dans son livre de contritions d’un séducteur éconduit. Les médias font grand cas des confessions de ses fautes.

    Le livre refermé, demeure le même doute sur la sincérité de Sarkozy et sur la solidité de ses convictions. Reste cette énergie intacte, qui voudrait faire croire en l’homme repenti mais fort de ses expériences. Si rien ne vient bousculer le train-train politique en 2016,aura-t-il  encore ses chances.

    Hier soir, France 2 a diffusé un nouveau numéro de l'émission "Des paroles et des actes" où David Pujadas a reçu Nicolas Sarkozy sur le plateau du magazine politique.

    La chaîne publique avait annoncé, hier, avoir trouvé un contradicteur pour être face à l'ex-chef de l'Etat, Jean-Marie Le Guen.

    Mais selon les informations d'Europe 1, le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement s'est finalement désisté, après Marisol Touraine et Emmanuel Macron.

    "Aucun membre du gouvernement n'a accepté de débattre", ont précisé les journalistes !

    Alors que David Puja­das venait tout juste d’ égre­ner le sommaire de l’émis­sion, Nico­las Sarkozy a voulu éclair­cir les choses et expliquer lui-même l’ab­sence de contra­dic­teur face à lui. 

    « Je veux que les français sachent que j’étais prêt à débattre avec M. Emma­nuel Macron, sur sa poli­tique écono­mique, mais il a refusé. J’étais prêt à débattre avec Mme Chris­tiane Taubira sur sa poli­tique pénale que je combats mais elle a refusé. Il en a été de même avec Mme Mari­sol Touraine avec laquelle j’au­rais aimé parler de la poli­tique en matière de santé ainsi que de Jean-Marie Le Guen » a-t-il déclaré avant d’in­ter­ro­ger  « Dois-je en conclure que nous sommes la seule démo­cra­tie au monde où les respon­sables gouver­ne­men­taux consi­dèrent que leur devoir n'est pas de débattre avec le président de la première forma­tion de ce pays ? ». Pour conclure L’an­cien président de la Répu­blique a lancé « Je veux que les gens sachent que ce n'est pas parce que je refuse le débat, je suis ravi de débattre avec les français, ce sera plus subtil. »

    Un conseiller gouver­ne­men­tal a confirmé au Pari­sien.fr que «Nico­las Sarkozy ne voulait pas un repré­sen­tant du PS face à lui et François Hollande ne voulait pas de repré­sen­tant du gouver­ne­ment». C'est donc l' Elysée qui aurait fermé la porte à la venue de ministres.

    Faute  de contradicteur politique, s' en est suivi un débat face à des Français.

    Mais Nicolas Sarkozy n’a pas besoin d’adversaire pour se contredire. Il a multiplié les bourdes et les approximations.

    • Les émeutes de 2005

    L'ancien chef de l'Etat a affirmé que 5.000 voitures avaient été brûlées “par jour" durant les émeutes urbaines de novembre 2005.

    Ce sont en réalité quelque 10.000 véhicules qui ont été incendiés... mais sur l'ensemble de la période, selon ce bilan d'un anthropologue, cité par Francetvinfo. Le pic du nombre de voitures incendiées a été atteint le 7 novembre 2005 : 1.408 véhicules ont brûlé ce jour-là. On est bien loin des "5.000 par jour". 

    • La crise des migrants

    Nicolas Sarkozy a évoqué le chiffre de "10 millions" de Syriens actuellement "en marche" vers l'Europe.

    Comme le rappelle FrancetvInfo,  les Nations unies comptabilisent officiellement 4,6 millions de réfugiés syriens depuis le début de la crise en 2011. S'y ajoutent 6,5 millions de déplacés internes, selon l'organisation.

    • La déchéance de nationalité 

    Nicolas Sarkozy s'est voulu très clair : "Je suis favorable, comme depuis toujours, à la déchéance de nationalité pour les binationaux qui se seraient livrés à des activités djihadistes. Je l'avais déjà proposé lorsque j'étais président", a-t-il déclaré.

    Si Nicolas Sarkozy avait bien proposé d'étendre la déchéance de nationalité lors du discours de Grenoble en 2010, il ne faisait pas allusion à l'époque au terrorisme. Il souhaitait cette extension pour répondre aux violences commises contre les policiers. "La nationalité française doit pouvoir être retirée à toute personne d'origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d'un policier, d'un gendarme ou de toute personne dépositaire de l'autorité publique", proposait-il alors.

    • Le paquet de cigarettes neutre

    Nicolas Sarkozy a été questionné sur le paquet de cigarettes neutre. Alors que David Pujadas expliquait que plusieurs pays européens avaient adopté la démarche, l'ex-président a tranché : "Non, personne. Du moins pas à ma connaissance".

    Pourtant, la France et le Royaume-Uni ont déjà adopté le paquet neutre, tout comme l'Irlande et peut-être bientôt la Norvège (qui est en train de rédiger une loi), rappelle Metronews.

    • Le Smic et le FN 

    William, restaurateur-épicier à Civrac-en-Médoc (Gironde) qui a voté Sarkozy en 2007 et Hollande en 2012, était invité pour questionner le président des Républicains sur la montée du vote FN. "Quand nous avons connu la crise de 2008, que le monde s'est écroulé [...], qu'il a fallu protéger la France, est-ce que vous croyez que Marine Le Pen, qui n'a jamais eu la moindre responsabilité [...] aurait pu conduire la France et le monde ?", s'est demandé Nicolas Sarkozy. Avant d'ajouter : "Qui propose d'augmenter le Smic, de revenir à la retraite à 60 ans ? Marine Le Pen."

    En fait, le FN ne propose plus vraiment d'augmenter le Smic. En janvier 2012, comme le rappelle France Info, Marine  Le Pen promettait la mise en place d'une "contribution sociale à l'importation" qui devait permettre au salaire minimum d'augmenter "immédiatement" de 200 euros, "net". Elle s'est rétractée en mars dernier, estimant qu'augmenter le Smic "est une mauvaise mesure". "Elle entraînerait une charge insupportable pour les petites entreprises", justifiait-elle.

    • Les conférences à l’étranger

    Interrogé sur ses conférences données à l'étranger, notamment aux Emirats arabes unis, contre rémunération, Nicolas Sarkozy s'est défendu de "tout conflit d'intérêt". "Je n'ai jamais travaillé pour un Etat. Quand je fais des conférences, je paye des impôts, c'est déclaré."

    Or, Médiapart révélait, en 2014, que Nicolas Sarkozy a été "copieusement rémunéré par Forbes Afrique pour une conférence controversée, donnée le 25 juillet au Congo, en présence de l'autocrate Denis Sassou Nguesso". "D'après un organisateur, [...] Nicolas Sarkozy a été directement rémunéré par Forbes certains avancent la somme de 100.000 euros –, dont le président-fondateur, l'homme d'affaires Lucien Ebata, est un proche du président congolais", ajoute le site d'informations.

    • La déchéance de nationalité 

    Nicolas Sarkozy s'est voulu très clair : "Je suis favorable, comme depuis toujours, à la déchéance de nationalité pour les binationaux qui se seraient livrés à des activités djihadistes. Je l'avais déjà proposé lorsque j'étais président", a-t-il déclaré.

    Si Nicolas Sarkozy avait bien proposé d'étendre la déchéance de nationalité lors du discours de Grenoble en 2010, il ne faisait pas allusion à l'époque au terrorisme. Il souhaitait cette extension pour répondre aux violences commises contre les policiers. "La nationalité française doit pouvoir être retirée à toute personne d'origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d'un policier, d'un gendarme ou de toute personne dépositaire de l'autorité publique", proposait-il alors.

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 5 Février 2016 à 17:46

    que du bla bla comme d'habitude ....

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