• Grèce : après le "non", tout sauf le "grimbo" !

    Plusieurs articles de presse parlent, aujourd' hui,  de " grimbo " ... Première fois que j' entends parler de cela ...

    Si vous avez suivi les pbs de la Grèce, vous avez entendu parler de Grexit, de Grexident ...

    On connaissait le « Grexident », une formule belle comme l'antique que l'on doit à l'imaginatif ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble. Au mois de mars, ce dernier considérait en effet qu'en cas d'échec des négociations entre la Grèce et ses « partenaires », on ne pourrait exclure longtemps un « Grexident », c'est à dire une sortie d'Athènes de la monnaie unique par accident. Ceci, force est d'en convenir, est bien plus diplomatiquement correct que « Grexpulsion ». 
     
    Bien sûr, on connaît également le Grexit, qui signifie simplement « sortie de la Grèce de l'euro », sans plus de précision. Ce qui rend infini le champ des possibles : sortie par mégarde, par erreur, par inadvertance, sur un malentendu, pour aller prendre l'air, pour faire une  blague trop rigolote, etc ...

    Et bien maintenant, on parle de " grimbo " ou la Grèce dans les limbes, l'interminable entre-deux, la solution qui serait de loin la pire !

    Grèce : après le "non", tout sauf le "grimbo" !

    Explications ...

    Les analystes de Citigroup, conduits par l'économiste Willem Buiter, ont inventé il y a quelque mois un concept : le "grimbo". Ce n'est pas le "grexit" (la sortie de la Grèce de l'euro) ; ce n'est pas non plus un new deal ambitieux, qui permettrait de garder le pays dans la zone monétaire commune tout en l'aidant à surmonter ses problèmes économiques.

    C'est une situation intermédiaire, un entre-deux : la Grèce resterait dans les limbes (en anglais, "limbo"). Elle signifie qu'aucune solution ne serait trouvée prochainement, ni aucune option radicale décidée.  Autant dire que le "grimbo" serait probablement la pire des situation imaginable : la prolongation d'une situation calamiteuse.

    Malgré le "non" massif  exprimé par les grecs dimanche, le "grimbo" n'est pas, hélas, le scénario le moins improbable : on continuerait d'aller de plan de sauvetage en plan de sauvetage, de pressions austéritaires en résistances anti-austéritaires avec, au centre de ce jeu délétère, un pays affaibli par un système bancaire devenu ectoplasmique et une profonde défiance des investisseurs.

    Dans ce "grimbo", l'Europe ne saurait pas trop quoi faire, le gouvernement grec non plus : il n'oserait pas provoquer une rupture profonde, un Grexit aux conséquences imprévisibles.

    Si le scénario du "grimbo" est retenu par les créanciers de la Grèce et le gouvernement Tsipras, c'est aussi un "eurolimbo" qui risque de s'instaurer pour des années. Que signifierait la construction européenne dans un ensemble de pays qui se contente de maintenir l'un des siens en coma artificiel, sans chercher à le réveiller ? Le "grimbo" deviendrait le symbole de l'impuissance européenne.

     

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