• «Perdre un bébé est un chagrin universel. Se voir refuser, pour lui, une sépulture est une inhumaine humiliation», a twitté samedi la secrétaire d'Etat à la Famille, Laurence Rossignol.

    Le maire de Champlan, Christian Leclerc, a nié ce dimanche d'être opposé à l'inhumation d'un bébé rom dans sa commune. L'édile évoque des incompréhensions avec ses services et un malheureux enchaînement des circonstances.
     
    Retour sur ce que l'on sait de cette affaire. 

    Que s'est-il passé à Champlan depuis le décès de la petite Maria Francesca ?
     
    Dans la nuit du 25 au 26 décembre 2014 la petite Maria Francesca, âgée de deux mois et demi, ne se sent pas bien. Elle est conduite à l'hôpital de Longjumeau, puis dans un autre établissement à Corbeil-Essonnes. C'est là que son décès est constaté quelques heures plus tard, attribué à la "mort subite du nourrisson".
    Les parents et les deux frères du bébé, une famille rom, vivent depuis un an à Champlan, dans un bidonville sans eau ni électricité à l'entrée de la commune. Les deux garçons de 5 et 7 ans sont scolarisés à Champlan et la famille vit en France depuis au moins huit ans, selon l'ASEFRR. Les familles vivant dans ce bidonville sont officiellement domiciliées auprès du Secours Catholique des Ulis. 

    La famille se voit refuser le cimetière de Champlan

    A la demande de la famille, une entreprise de pompes funèbres de Corbeil demande à la municipalité de Champlan l'autorisation d'inhumer le bébé dans le cimetière de la commune. Mais le maire refuse "sans explication", assure à l'AFP Julien Guenzi, gérant des pompes funèbres L'Escarcelle. "Il n'est pas obligé de se justifier, mais des réponses comme ça c'est très rare", précise-t-il. 

    Mercredi, Le Parisien interroge le maire de Champlan à ce sujet. "Nous avons peu de places disponibles. Nous avons un projet d'agrandissement sur le champ de derrière, mais il coûte plusieurs milliers d'euros. Il nous faut gérer les places au cas par cas, selon les circonstances, et si la famille habite sur place. Les concessions sont accordées à un prix symbolique et l'entretien coûte cher, alors priorité est donnée à ceux qui paient leurs impôts locaux", répond alors Christian Leclerc. Selon Loïc Gandais d'ASEFRR, le maire justifie son refus par le fait que "la mort a été déclarée à Corbeil-Essonnes". 

    Le maire conteste avoir tenu de tels propos

    Mais dimanche, alors que l'affaire a pris de l'ampleur dans les médias et sur les réseaux sociaux, l'édile assure ne pas avoir tenu de tels propos. Selon lui, la journaliste du Parisien a mal interprété ses réponses. "Il faut arrêter cette mascarade d'escalade de désinformation", affirme Christian Leclerc. "Il s'agit d'un malencontreux enchainement de faits et d'une dramatique interprétation des médias et de certaines personnes", assure-t-il. "Je ne comprends pas du tout cette situation".

    "A aucun moment je ne me suis opposé à cette inhumation. La mayonnaise a été montée", déclare Christian Leclerc. "On avait le choix (pour l'enterrement) entre Corbeil et Champlan. J'ai dit OK mercredi matin pour l'un ou l'autre des scénarios". Selon lui, sa réponse a pu être mal interprétée par les services de la ville, ce qui aurait engendré la réponse négative faite aux pompes funèbres.
    Il déplore "un malheureux enchaînement" à une période où les services municipaux fonctionnent au ralenti, entre Noël et le Nouvel an. Et affirme être parti en congés et avoir des "problèmes de réseau" sur son téléphone portable. "La personne" en charge du dossier n'était "pas habituée, elle s'est un peu pris les pieds dans les différents documents", précise-t-il auprès de l'AFP. 
     
    La réaction de Christian Leclerc apaisera-t-elle la situation? Peu après son intervention, Jean-François Castell, conseiller d'opposition à Champlan, émettait des doutes quant à la véracité de cette version. "Je veux bien croire au quiproquo mais j'attends d'en avoir des preuves", indique-t-il à BFMTV. Dans la journée de samedi, la classe politique s'était indignée du refus d'enterrer le bébé rom à Champlan. Pour l'heure une chose est sûre, l'enterrement de la petite Maria Francesca est prévu lundi à Wissous, commune voisine de Champlan.
     
    N.b. :
    je suis allée sur le site de la ville de Champlan
    Mais, si voulez vous rendre sur l' onglet " Nos services ", " Cimetière ", vous obtenez ceci :
    The requested URL /service-municipaux/le-cimetiere-de-champlan/ was not found on this server.
    Coïncidence ?

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  • Quand j' ai lu cette info, mon sang n' a fait qu' un tour ! Mais, bon dieu que faudra-t-il faire pour que cela cesse ?

    Meurtrier à 2 ans ...

    ( photo du film L' île du Diable )

    Nouveau drame lié aux armes mardi, dans l'Idaho, aux États-Unis. Alors qu'ils se trouvaient dans un supermarché, un enfant de 2 ans a accidentellement tué sa mère, en prenant l'arme chargée qu'elle avait dans son sac à main. Selon les premiers éléments de l'enquête, la jeune femme, âgée de 29 ans, détenait un permis.

    Tuée presque à bout portant.

    Il est 10 heures du matin. La scène se déroule en pleines vacances de Noël, toute la famille est de sortie pour faire les courses, dans un WalMart, à Hayden, dans l'Idaho. Le petit garçon est assis dans le chariot et quand sa mère s'éloigne de quelques pas au rayon des produits électroniques, il plonge la main dans son sac, saisit l'arme chargée qui se trouve à l'intérieur et tire. Un seul coup part, mais presque à bout portant.

    La mère s'effondre, et quand les secours arrivent, il est trop tard.

    "Les tirs semblent accidentels. Des inspecteurs étudient actuellement la scène" de l'accident, précise la police.

    "Personne d'autre n'a été blessé, heureusement", a souligné le lieutenant de police Stuart Miller lors d'un point presse retransmis par des télévisions locales.

    Une région très conservatrice.

    Sur place, l'émotion est vive, mais dans l'Idaho, une terre particulièrement conservatrice, pas question de remettre en cause la liberté de porter une arme. La mère de famille avait d'ailleurs un permis officiel. Le shérif confirme d'ailleurs que "venir faire ses courses armées, c'est assez fréquent, presque banal dans la région", rapporte CBS NEWS.

    Le lieutenant de police Stuart Miller précise toutefois que le port d'arme doit être encadré par certaines pratiques. "Quand vous avez le droit de porter une arme dissimulée, vous devez être en mesure de la protéger pour votre sécurité", a -t-il souligné. "Il faut se montrer responsable et dans ce cas-ci malheureusement, j'imagine que toutes les mesures de précaution n'ont pas été prises", a-t-il poursuivi.

    Aucune statistique officielle sur ce genre d'affaire.

    Accidents et tueries avec des armes personnelles surviennent régulièrement aux Etats-Unis où la législation sur les armes à feu est très souple dans de nombreux Etats. Chaque année, les Etats-Unis déplorent ainsi d'autres affaires similaires, où des enfants tuent par arme à feu - accidentellement ou non. Mais difficile de savoir combien précisément, tout simplement parce qu'il n'y a aucune statistique officielle sur le sujet.

    Il a également noté que Madame Rutledge détenait un permis de port d'arme. "Quand vous avez le droit de porter une arme dissimulée, vous devez être en mesure de la protéger pour votre sécurité", a-t-il fait valoir.


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  • Et si les médecins faisaient la grève de la carte vitale ?

    Combien de temps faudra-t-il attendre pour être remboursé de sa consultation ? Le ton monte alors que les médecins poursuivent leur combat contre le projet de loi santé, dénonçant notamment la généralisation du tiers payant. Ils menacent maintenant d'entamer une grève "administrative" à partir du mois de janvier.

    Les généralistes appellent aussi à "refermer" les cabinets le 6 janvier, "pour 'fêter' symboliquement les quatre ans de blocage du tarif des consultations", confirme Claude Leicher qui précise que 94% des généralistes respectent les tarifs de la Sécu, soit 23 euros la consultation en secteur 1.

    MG France a déjà prévenu : "Ce mouvement de mobilisation des généralistes ne s'arrêtera pas à cette fin d'année". Les professionnels de la santé envisagent donc de nouvelles formes d'actions : à partir de début janvier, certains se préparent à refuser de prendre la carte vitale lors des consultations et à donner la bonne vieille feuille de soins. Il appartiendra alors aux patients de l'envoyer à l'assurance maladie pour être remboursés.

    D'autres envisagent de ne plus communiquer les feuilles de soins par télétransmission qu'une seule fois par mois à la place des trois fois par semaines. Des actions qui risquent de saturer les services de l'assurance maladie, la noyant sous la paperasse, et donc de retarder les remboursements. La Sécu reçoit en effet plusieurs centaines de millions de feuilles de soins électroniques chaque année.

    Depuis sa mise en place, la télétransmission des feuilles de soins facilite les remboursements (sous cinq jours contre 20 jours en moyenne pour l'envoi par la poste de la feuille de soins). La menace des médecins peut donc avoir d'importantes répercussions sur les remboursements, même si l'assurance maladie n'a, pour le moment, pas encore évalué les effets possibles.

    Les discussions se poursuivent mais certains médecins sont déterminés. Pour le moment, le mouvement initié par MG France le 2 octobre dernier bénéficie plutôt du soutien de l'opinion. Pas sûr que la pagaille annoncée ne provoque pas un retournement :

    Nous sommes conscients des difficultés de la population mais nous sommes aussi scandalisés qu'aucune des préconisations de l'Igas sur les coûts de gestion n'ait été mise en œuvre  alors qu'il existe des marges de manœuvre  considérables", affirme Claude Leicher.

    Avec ce nouvel ultimatum, les médecins maintiennent leur bras de fer avec Marisol Touraine, ministre de la Santé, accusée de "surdité". MG France admet qu'"une porte s'est entrouverte" dans les discussions sur la loi santé. Le 12 janvier, la ministre doit d'ailleurs recevoir le "front généraliste".


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  • L'Europe l'a acté : les banques en difficulté pourront ponctionner les comptes de leurs clients pour se refaire, exactement comme à Chypre en mars dernier. Faut-il se précipiter à la banque et vider son compte ? Rassurez vous : cela n'arrivera pas avant 2016. Enfin, seulement si...

    Pour intervenir en Centrafrique il aura fallut à la France trois bons mois pour obtenir un feu vert du Conseil de Sécurité de l'ONU. Ce qui est rapide. François Hollande a beau ne plus vouloir que la France soit le gendarme de l'Afrique, on ne peut pas pour autant jeter le famas dans le fossé et tourner le dos aux massacres. D'où le la Libye, la Côte d'Ivoire, le Mali, la Centrafrique, le tout en quatre ans et deux présidents.

    Pour sauver des banques, ou mieux, le système bancaire mondial, la théorie voudrait qu'il faille des mois ou des années, vu le nombre de protagonistes impliqués. Seulement voilà : des hommes des femmes et des enfants qui se font massacrer peuvent attendre. L'économie mondiale, non. Si demain, une nouvelle crise -probable, malheureusement - survient, et que les banques - sûrement - se retrouvent à nouveau en première ligne, les chefs d'Etat des grands pays industrialisés qui représentent 80 % de l'économie mondiale - en gros, le G20 - n'auront que quelques heures pour intervenir.

    En ce sens, l'accord conclu au niveau européen le 11 décembre dernier est une bonne chose. La directive en cours de préparation, et qui s'appliquera à compter de janvier 2016, prévoit le mécanisme dit de "bail-un", par opposition au "bail-out". Bail-in, bail-out kesako ? Le bail-out, c'est ce qui a été fait en 2008, quand les Etats sont venus au secours de leurs banques, en leur prêtant massivement de l'argent, en entrant à leur capital, ou carrément en les nationalisant. C'est l'argent public (du moins, la garantie apportée par les Etats qui ont emprunté pour refinancer les banques) qui a sauvé les banques. Il n'a fallut que quelques heures pour décider  des modalités du (des) sauvetage(s). Quelques jours pour les mettre en oeuvre. 

    Mais voilà : en l'état des finances publiques, et surtout de leurs taux d'endettement, les Etats ne veulent plus prendre le risque de devoir à nouveau intervenir pour sauver les banques, et risquer de "partir avec l'eau du bain" comme dit le proverbe américain. En 2016, donc, ce seront les actionnaires des banques, puis, les détenteurs d'obligations, et enfin, les déposants, qui seront mis à contribution.

    Si vous n'êtes pas sûrs d'avoir bien compris, voici en substance ce qui se passera "le jour où" les banques seront en difficulté : Constatant l'impasse dans laquelle la Banque Duchtruc se trouve, menaçant par contrecoup les banques Duchmol et Duchnou, les autorités décideront de chercher l'argent là où il se trouve. J'avoue ne pas avoir bien compris comment l'on irait pomper du cash aux détenteurs d'actions des banques en question, alors même que les cours des dites banques seront forcément en chute libre, voire suspendus. Peut-être en décrétant que tout détenteur de 10 actions ou obligations n'en détiendra plus que 9 ou 8, les autres servant, par leur revente, à apporter du cash à la banque. Mais qui en voudra ? Et quand ? 

    Non, là où l'argent se trouve, si vous aviez encore un doute, c'est.. sur votre compte en banque. Et pour le coup, là, c'est facile. Le patron de la banque, équipé de son mot de passe de super administrateur, n'aura qu'à taper un ordre sur son ordinateur, et ponctionner les comptes de ses clients. De combien ? Le texte européen prévoit d'autoriser jusqu'à 8 % de "confiscation". Mais si cela ne suffit pas, et que la banque coule malgré tout ? Plutôt que de devoir honorer la garantie les dépôts bancaires, plafonnée à 100 000 euros, il sera bien plus rationnel pour l'Etat et les autorités bancaires d'autoriser une confiscation par palîers.. comme à Chypre.

    A Chypre, les dépots supérieurs à 100 000 euros ont été  taxés à .... 37,5 %, et dans certains cas (origines des fonds douteuses et placement sur des produits d'épargne vendus par la banque dont le capital n'était pas garanti) jusqu'à 60 %. Nul doute que de 8 %, le plafond autorisé par l'accord européen, on n'hésitera pas à monter à 10, 15, ou 20. Ou, moins douloureux, à passer deux fois, à quelques semaines d'écart, tout en bloquant les sorties de cash entre les deux. 

    Prévoir un plan de sauvetage pour les banques est évidemment responsable. Mais là où le bat blesse, c'est que les règles de fonctionnement des dites banques n'ont, elles, pas vraiment évoluées. La manière dont les banques prennent des risques, d'un côté, pour faire de "l'argent facile", on parle de spéculation financière, et de l'autre, ne jouent pas leur rôle dans l'économie réelle, refusant de financier les entreprises et l'innovation est choquante.

    Dans une grande banque, quelques centaines de personnes - pour ne pas dire quelques dizaines - jouent avec l'argent des millions de clients en le plaçant sur les marchés sur des produits à haut rendement, mais à fort risque. Et dans le même temps, les milliers de conseillers bancaires, conseillers d'entreprises comme de particuliers, rechignent à accorder un prêt car les règles de prise de risque de la banque ont changées... On préfere espérer gagner 50 % (ou les perdre) sur un placement, que de n'en gagner 3 ou 4, avec un risque pourtant très limité, alors même que c'est la fonction première de la banque, accompagner l'économie réelle, et non pas jouer avec des milliards avec des ordinateurs ultra-puissants sur des marchés boursiers virtuels.

    En 2016, voire avant, votre compte en banque pourra servir à sauver une banque dont les turpitudes dans l'économie virtuelle auront précipité sa chute. A vous de voir si vous vous sentez solidaire.

    Moi, pas.


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  • Je vous avais parlé de cette charmante initiative ...

    Du grand n' importe quoi à Poitiers ....

    Dans la Grand Rue, plusieurs commerçants ont décidé de décorer leurs vitrines pour les fêtes avec des jeunes filles sexy habillées en « Mère Noël » et adaptées à chaque fois à la boutique où elles sont peintes ...

    http://oasisdepaix.eklablog.com/monsieur-echo-a-rencontre-une-charmante-demoiselle-ce-matin-dans-la-gr-a113842112

    Et bien, certaines personnes n'ont visiblement pas apprécié les personnages qu'il a dessinés sur les vitrines de la Grand Rue !

    Arthur Djoroukhian a été obligé de réparer les outrages subis par ses croquis ...


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