• La Grèce joue le quitte ou double sur sa dette

    Le plan d'assistance financière de la Grèce prendra donc bien fin le 30 juin, a annoncé samedi le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, après le refus par Athènes des propositions avancées par ses créanciers pour éviter le défaut de paiement, et surtout l'annonce d'un référendum début juillet. Les ministres des Finances, à l'exception notable du ministre grec Yanis Varoufakis, se sont ensuite réunis pour "discuter des conséquences" de cette décision qui rapproche le pays du défaut de paiement.

    Le premier ministre grec Alexis Tsipras a appelé samedi 27 juin, dans un discours devant le parlement, à dire « un grand non à l'ultimatum » des créanciers du pays lors du référendum proposé par son gouvernement qui aura lieu le 5 juillet, et dont les députés ont approuvé l’organisation samedi dans la nuit.

    Selon Alexis Tsipras, le refus des interlocuteurs de la Grèce de prendre en compte les propositions d'Athènes traduit une volonté de « punir une voix différente en Europe » et il a déploré que se soit enclenchée, après l'annonce du référendum, « une propagande de peur qui va culminer dimanche prochain », jour de la consultation.

    Il a également réaffirmé, comme le gouvernement grec le répète depuis vendredi, que ce référendum « n'était pas une tentative de scission avec l'Europe mais de scission avec des pratiques qui sont un affront pour l'Europe ».

    La Grèce joue le quitte ou double sur sa dette

    Une sortie de la Grèce de la zone euro aurait des "conséquences catastrophiques" pour les Grecs mais très "peu d'impact direct à court terme" pour les Français, le risque visant des pays plus fragiles, estimaient dimanche des économistes.

    La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé dimanche qu'elle continuait de fournir des liquidités aux banques grecques, laissant de facto la porte ouverte à une solution politique pour éviter l'effondrement de l'économie grecque et le "Grexit".

    En cas d'abandon de l'euro, Athènes ne pourrait plus payer ses créances contractées dans la devise européenne.

    Mais l'économie grecque n'est "pas assez importante pour avoir un effet direct" sur celle de la France, rassure Fabien Tripier, professeur d'économie à l'Université Lille 1.

    Les relations commerciales ne sont pas assez développées et le système financier grec est, selon lui, maintenant assez indépendant du système financier des autres pays européens.

    Des propos en harmonie avec la sérénité du chef du gouvernement français Manuel Valls qui a affirmé dans la matinée qu'"une sortie de la Grèce serait grave pour le peuple grec, mais l'économie française ne serait en revanche pas affectée".

    Le calme semble donc de mise. "Il ne faudra pas augmenter les impôts demain pour compenser ce que la Grèce ne pourra pas rembourser", souligne M. Tripier, les créances étant très étalées dans le temps.

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  • Commentaires

    1
    Dimanche 28 Juin 2015 à 13:33

    C'est la finance qui dirige l'Europe, le jours ou tous les pays seront en banqueroute, on verra se qu'il restera de ce gâchis

    amicalement

    claude

    2
    Lundi 29 Juin 2015 à 06:10

    L'Europe ? c'est qui, c'est quoi et qui la dirige en réalité si ce n'est les banques et les états unis qui mènent l’Allemagne par le bout du nez à distance ?? 

    Bonne journée

    Amicalement

    Robert

    3
    Lundi 29 Juin 2015 à 07:21

    trop complexe cette situation ! bonne journée

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