•  1896 - L’alsacien Albert Levy créé la manufacture Nancéienne de chaussures, spécialisée dans la fabrication de chaussures bon marché.


    1904 - Associés, Albert Lévy et Jérôme Lévy choisissent un prénom à la mode pour leur marque : André. Leur concept est simple : le prix et le choix pour tous. Le succès est vite au rendez-vous car ils proposent à une clientèle populaire des produits de qualité et abordable. Gage de sérieux les boutiques sont gérées par des couples.


    1914 - Avec le début de la première guerre mondiale l’expansion d’André est freinée, à cette époque ils comptent 57 boutiques dont plus de la moitié à Paris. Cette année là André vend plus de 500 000 paires de chaussures.


    1919 - Conscient de leur dimension nationale, André s’installe à Paris dans le 19ème arrondissement.

    1932 - « André, le chausseur sachant chausser » ce slogan publicitaire passera à la postérité. On entre dans l’ère de la réclame moderne. En 4 ans le volume des ventes double, de 3 millions en 1931 on passe à 6 millions en 1935 !

    1936 - Suivi de près par Bata et par la Sag, André est N°1 de la chaussure en France, sa vocation reste de chausser toute la famille.


    1946 - Après le nouveau frein de la 2nde guerre mondiale, la croissance redémarre.


    1960 - Grande rénovation et modernisation des magasins. Une ligne plus jeune et plus moderne est créé afin de présenter une collection plus au goût du jour.


    1963 - Avec l’avènement des centres commerciaux la stratégie d’André évolue. On n’hésite pas à ouvrir plusieurs magasins dans le même centre commercial en proposant des gammes de prix différentes. C’est aussi l’année de la création d’un réseau de franchises, ce qui permet à André de s’installer dans des villes plus petites.


    1967 - André s’internationalise en s’installant très rapidement et de façon significative en Belgique, Allemagne, Canada, Italie.


    1980 - Le groupe est restructuré afin d’apporter un nouveau dynamisme. 500 magasins et un chiffre d’affaire qui progresse de 15%.


    Le 29 mai 1981 - André s’ouvre au discount en s’inspirant des modèles belges et américains et fonde en périphérie des villes, les magasins : La Halle aux chaussures.
    Devant le succès très rapide de ce type de magasins, le groupe André se lance dans l’habillement en créant « la Halle aux vêtements ».


    2001 - Le groupe André devient Vivarte. Aujourd’hui le groupe rassemble les enseignes : André, La Halle aux chaussures, Chaussland, la halle aux vêtements, San Marina, Caroll, Besson, Creeks-Liberto, Orcade/Minelli, Kookaï, Pataugas, Fosco, Merkalzados.


    2004 - Les principaux actionnaires de Vivarte ont cédé leur participation à un pool d’actionnaires menés par PAI partners. A l’issue d’une OPA et d’un retrait de la Bourse de Paris intervenu en juillet 2004, les nouveaux actionnaires détiennent 100% de la société.

    2007 - PAI vend Vivarte au fonds d' investissements Chaterhouse pour 3,5 milliards d' euros. Beryl,Naf-Naf, Chevignon et accesoire Diffusion intègrent le groupe.

    2008 - Défi mode et Super Sport rejoignent Vivarte. 

    2009 - Vivarte fait l' acquisition de la marque de mode éthique Les Fées de Bengale. La griffe, lancée en 2006, s' apprête à prendre un nouvel essor.

     « André, le chausseur sachant chausser »

     


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  • Fleurs et Jardins - Renaissance Nancy 2013

    Signal extérieur d’une aventure commune et partagée, ce sont toutes les villes du Grand Nancy qui se parent d’un décor floral inspiré de la Renaissance dans le respect du code couleurs de la charte graphique Renaissance Nancy 2013.

    Plusieurs jardins et sites patrimoniaux Renaissance nancéiens sont habillés dans l’esprit Renaissance :

    - le jardin de la porte de la Citadelle : en pleine transformation, le jardin de la Citadelle, installé sur les remparts de la ville, est replanté d’espèces cultivées au XVIe siècle, tel un jardin des simples 


    - le jardin de la porte Saint-Georges : embellie à l’occasion de Renaissance Nancy 2013, la porte Saint-Georges est dotée d’un nouvel espace, un théâtre de verdure, destiné à des animations extérieures. Cette opération est menée en partenariat avec ERDF 


    - le jardin du Palais ducal : en attendant la rénovation globale de cet espace muséal, un premier chantier est mis en œuvre, dans le respect du tracé existant, afin de rendre le jardin plus facilement accessible par l’emploi de nouveaux matériaux au sol ;


    - le jardin du musée des Beaux-arts : plantation de bulbes rouges, aux couleurs de la Renaissance Nancy 2013

    - le jardin Godron : présentation de plantes officinales et de légumes de la Renaissance.

    Cependant, d' autres lieux sont propices à des plantations pour le plus grand plaisir des yeux ...

    Un peu en dessous de la Rue du Téméraire, on peut admirer les plantations qui ont été faites, il y a deux jours ...

    Il ne reste plus qu' à suivre la floraison des fleurs et des légumes ...

    Photos à suivre !


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  • Combien de fois, suis-je passé devant cet immeuble, sans vraiment le regarder ?

    Je viens de découvrir la présence de deux arbres sur la façade.

    Il va falloir que je me renseigne sur l' histoire de ce bâtiment ...


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  • Pourquoi donc ce nom pour cette rue située sur le flanc Est de la basilique Saint Epvre, à Nancy  ? C'est effectivement une question pertinente ...

    Le tracé originel de cette rue - une des plus anciennes et des plus importantes de la VilleVieille - n’est plus guère visible aujourd’hui, depuis les opérations de restructuration du quartier Saint-Epvre au siècle dernier.

    Cette rue (ainsi que la rue de la Charité qui la prolongeait) suit le tracé des premiers remparts de Nancy -d’où le demi-cercle que formaient jadis les deux rues. Elles devinrent rues toutes les deux lors d’une première extension de la ville, au XII’ siècle. Elles se rejoignaient alors sur la halle (place Malval). Le long de cette rue, fut construite la première chapelle Saint-Epvre, au début du XII’ siècle (devenue église en 1145). Cette église fut remplacée par une autre, plus grande, et orientée Est-Ouest, en 1451. Au XIX° siècle, de 1863 à 1871, sous l’impulsion de l’abbé Trouillet, un gigantesque remodelage du quartier eut lieu : voir place Joseph Malval. La partie Nord de la rue du Maure qui Trompe fut entièrement démolie. Sur son emplacement fut construite la nouvelle et actuelle église Saint-Epvre, orientée Nord-Sud. Seules furent conservées les maisons côté Est. Ce tronçon de la rue primitive est aujourd’hui la rue Pierre Gringoire. La rue du Maure qui Trompe fut jadis importante, comme en témoignent les édifices qui s’y trouvèrent : le premier hôpital de Nancy fondé en 1335, l’hôpital Saint-Julien, transféré plus tard à la Ville Neuve (voir Grande Rue) ; la Grande Ecole (fondée en 1576) ; le premier Hôtel de Ville de Nancy (à l’emplacement du n° 41). Anciens noms : rue derrière Saint-Epvre, rue du Maure qui Trompe (ou par déformation Mort) dès le XVIII° siècle. A la Révolution : rue du Maximum, ou des Bons Enfants. Dénomination ancienne confirmée en 1830.

    Le nom de cette rue vient d’une hôtellerie qui y était installée et qui avait pour enseigne un Maure soufflant dans une trompe.

     


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  • Musée de l' école de Nancy | 36-38 rue du Sergent Blandan

     

    Sa visite ressemble beaucoup plus à celle d'une maison particulière qu'à celle d'un musée ! Chaque pièce y a sa fonction et les oeuvres présentées y trouvent naturellement leur place.

     

    À l'approche du XXe siècle et dans toute l'Europe, les arts décoratifs connaissent un renouveau des formes et des décors. À Nancy, de nombreux artistes abordent avec un dynamisme neuf la conception des meubles et des objets d'art, leur élan créateur est à l'origine de "l'École de Nancy ou Alliance provinciale des Industries d'Art". Le musée de l'École de Nancy, unique par ses collections et son ambiance, est le lieu idéal pour la compréhension et la découverte de la production artistique nancéienne.

     

    En 1935, Jean-Baptiste-Eugène Corbin (1867-1952) offre à la ville une collection importante de pièces de l'École de Nancy. Dans les années 1951-1952, la Ville de Nancy acquiert la propriété d'Eugène Corbin, rue du Sergent Blandan, pour y installer le Musée, ouvert officiellement au public en 1964. La construction de la maison Corbin, dans un quartier récent et en plein développement, s'est faite en plusieurs étapes à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Ainsi le cadre architectural (1870-1925) est-il contemporain des œuvres qu'il présente.

     

    A l'origine, la demeure Corbin était située dans un vaste parc mais ce dernier a été très vite gagné par l'urbanisation du quartier. Toutefois, le jardin - très agréable - subsiste en grande partie et a fait l'objet d'une importante réhabilitation en 1999. Ce jardin participe pleinement à la découverte de l'École de Nancy, les ambiances végétales restituent l'atmosphère des jardins début de siècle et le choix des essences s'est porté vers des plantes issues des hybridations des horticulteurs nancéiens à la fin du XIXe siècle : lilas, pivoines, hortensias, anémones...
    Le jardin abrite un aquarium, édifice original dont la construction fut vraisemblablement projetée, à la demande d'Eugène Corbin, par l'architecte Lucien Weissenburger (1860-1929) en 1904. Cet édifice, spectaculaire et unique, semble avoir été inspiré par les "folies" du XVIIIe siècle. L'aquarium a également été rénové en 1999 et accueille de nouveau des poissons, visibles depuis le rez-de-chaussée ; il est orné de vitraux de Jacques Gruber (1870-1936).

    musée de l'école de Nancy

    Verreries d'Emile Gallé dans une vitrine de Jules Cayette

    Musée de Nancy

    verreries d' émile Gallé

    Deux autres monuments sont installés dans le parc. La porte en chêne des ateliers Gallé a été réalisée par Eugène Vallin en 1896. Des branches et feuilles de marronnier sont sculptées, associées à la devise d'Émile Gallé, "Ma racine est au fond des bois". Un monument funéraire, érigé en 1901, est l'œuvre de l'architecte Girard et du sculpteur Pierre Roche (1855-1922). Surmonté d'un lys en grès émaillé, cette sépulture est ornée de vitraux à motifs floraux.

    Les collections témoignent de la diversité des techniques, meubles, objets d'art, verre, vitrail, cuir, céramique, textile... déclinées par les artistes de l'École de Nancy. Le musée ne présente pas une stricte reconstitution de l'époque 1900, mais par la mise en situation d'œuvres, il essaye de restituer l'atmosphère de cette période. Seule la salle à manger Masson, œuvre d'Eugène Vallin (1856-1922), est présentée dans sa quasi-totalité associant mobilier, panneaux de cuir, peinture et luminaire.

    Des pièces uniques et de prestige sont visibles, réalisations d'une grande virtuosité technique tels le lit "Aube et crépuscule" et la table "Le Rhin" d'Émile Gallé (1846-1904), la "Chambre à coucher de la Villa Majorelle" et le piano "La mort du cygne" de Louis Majorelle (1859-1926). Mais sont également présents des objets plus simples, édités et diffusés en un plus grand nombre d'exemplaires, représentatifs de "l'Art pour tous". Un bel ensemble de verreries d'Émile Gallé, des années 1880 à 1904, illustre les prouesses techniques et l'inspiration naturaliste, propre à ce mouvement artistique.


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