• Lundi de Pentecôte : officiellement férié mais ... trois salariés sur dix au travail !

    Bien qu’officiellement redevenu férié, le lundi de Pentecôte reste associé à la toujours controversée « journée de solidarité » en faveur des personnes âgées et handicapées.

    Lundi de Pentecôte : officiellement férié mais ... trois salariés sur dix au travail !

    Demain, trois salariés sur dix iront au travail, selon une estimation de Randstad, afin d’accomplir leur fameuse « journée de solidarité ». Mode d’emploi d’une journée pas comme les autres.

    Une journée « librement fixée »

    Dans la foulée de la meurtrière canicule de l’été 2003, Jean-Pierre Raffarin, alors Premier ministre, demande aux Français « un geste » en faveur de leurs aînés. En 2005, une « journée de solidarité » est fixée au lundi de Pentecôte. Les salariés viendront travailler, mais ne seront pas payés. Leur labeur financera les politiques publiques au bénéfice des personnes âgées et des handicapés. En 2008, le lundi de Pentecôte redevient férié. Mais le principe de la « journée de solidarité » demeure. Sauf que le jour de celle-ci est désormais librement fixé par chaque entreprise.

    Des gains importants

    Si le principe est maintenu, c’est qu’il rapporte gros. Les employeurs versent 0,3 % de leur masse salariale brute à la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie. Cette année, la CNSA table sur un gain de 2,29 milliards d’euros. Soit davantage qu’en 2015 (2,24), mais moins qu’en 2014 (2,43). Depuis 2005, la CNSA a empoché la bagatelle de 28 milliards d’euros.

    Formule à la carte

    Chaque entreprise répercute selon ses propres modalités la somme versée au CNSA. Certaines laissent à leur salarié le choix du jour de solidarité (hors 1er mai), d’autres suppriment un jour de RTT. Les plus généreuses en font même cadeau à leur salarié. Parfois, la solution adoptée est plutôt byzantine : à la SNCF les employés travaillent 1 minute et 52 secondes de plus chaque jour de l’année…

    Les syndicats en colère

    Depuis sa mise en œuvre, la « journée de solidarité » est contestée par les syndicats. Cette année encore, la CFTC dénonce « une mesure arbitraire ». Les syndicats estiment injuste que le devoir de solidarité pèse sur les seuls salariés, excluant, par exemple, professions libérales et revenus du capital. En 2005, un certain François Hollande partageait leur indignation. Alors premier secrétaire du Parti socialiste, il promettait de remplacer ce férié-travaillé par « des cotisations sociales sur tous les revenus et par l’impôt ». Lui, président, rien n’a changé.

    Source : http://www.leprogres.fr/social/2016/05/15/pentecote-un-lundi-sur-mesure

    Les retraités participent aussi à l'effort

    Les retraités ne peuvent, par définition, plus travailler !  Mais, depuis 2013, ils participent à l'effort de solidarité pour financer les aides aux personnes dépendantes. En effet, le gouvernement Ayrault a créé une «contribution additionnelle de solidarité» de 0,3 % redevable par les pensionnés déjà assujettis à l'impôt sur le revenu. Cette taxe rapportera 726 millions d'euros en 2016.

    En plus des 2,29 milliards attendus cette année des salariés au titre de la «journée de solidarité» !

    « Un petit bonjour de Nancy sous le soleil ...Temps changeant sur la Place Stanislas .... »

  • Commentaires

    1
    Dimanche 15 Mai 2016 à 16:48

    Z'ont qu'à mettre les musulmans au boulot, ils sont pas concernés par la pentecôte !

    Bisous

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