• C’est donc à la Caisse d’Eparge de la place Dombasle qu’a eu lieu, comme toujours, le lancement du Festival Nancy Jazz Pulsations, quarantième du nom. Pourquoi l’Ecureuil ? Parce qu’il fut le premier à apporter ses noisettes, étant le premier partenaire historique privé de la manifestation. Rejoint par bien d’autres qui ont même leur club maintenant sous le chapiteau…

    Mais outre ces mécènes, les principaux sont l’Etat et les collectivités territoriales. Le premier, en ces temps de disette, comme l’a noté Claude Jean Antoine, n’a pas lâché ce festival éminemment démocratique malgré la disette ambiante, car NJP n’oublie personne parmi les publics possibles, et parfois difficilement imaginables. Quant aux collectivités que sont Région, Département, Ville et Cugn, elles ont toutes fait un effort exceptionnel pour qu’on se souvienne de ce millésime. La Région, comme l’a rappelé le vice-président Jean-Pierre Moinaux aide aux concerts décentralisés. Le Département, remarque la vice-présidente Nicole Creusot a fait revivre dans une soirée exceptionnelle la série Treme se passant au moment du cyclone qui a dévasté la Nouvelle-Orléans. On y trouve d’ailleurs un personnage qui était hier soir en chair et en os et devant son piano : le pianiste Tom Mac Dermott, natif de Saint-Louis, mais depuis trente ans à New Orleans, et disciple de ce style qui est la marque de ce 40e NJP. « J’aime le ragtime et le rythm and blues de la Nouvelle-Orléans », expliquait-il hier soir, alors qu’il ponctuait les discours des personnalités par quelques accords de standards anciens. Des personnalités ? Assez peu cette année, les ténors étant en vadrouille. Laurent Hénart et André Rossinot étaient en Israël et Mathieu Klein également en déplacement. De sorte que Jocelyne Rebout, déléguée à la Culture s’est acquittée du discours de ses pairs en expliquant que la municipalité s’était mobilisée de son côté pour que la parade de samedi, de la porte de la Craffe à la place Charles-III, soit un succès. On n’a pas entendu la Cugn, mais son effort a consisté cette année à étendre davantage encore le réseau des Quartiers Musiques avec, cette année, un tapis magique qui fait de la musique, inventé par les jeunes de Vandœuvre, Malzéville, Laxou, etc.

    Jocelyne a en tout cas été la seule à sortir les chiffres. Résumant ces années de festival, elle a rappelé ce qu’elles représentaient : « Cinq mille concerts, trois millions de spectateurs, six mille bénévoles en quarante ans »

    Elle était la dernière de ces dames, la première ayant été la représentante de l’Ecureuil, Valérie Raynaud, membre du directoire.

    Pour son 40ème anniversaire, Nancy Jazz Pulsations met le cap sur la Nouvelle-Orléans pour un retour aux origines. Celles du jazz, bien sûr, à travers une plongée dans l’ambiance festive et chaude de la Louisiane et du Mississipi, berceau d’artistes emblématiques d’un courant musical toujours aussi vivant et vibrant aujourd’hui. C’est aussi un retour aux premières années du festival, avec une programmation renforcée cette année sur le jazz, la soul, la funk et le blues, sans oublier les musiques actuelles.

    Toutes les infos sur le festival : www.nancyjazzpulsations.com/


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  • En 1979, Pink Floyd publie un double-album concept mégalomane et tourmenté, The Wall. Cette création du bassiste Roger Waters finira adaptée au cinéma. Ce double album est un disque atypique. C’est plus un disque solo de Waters. Il est nourri des obsessions du bassiste sur l’aliénation, la communication, le star-system, la guerre, le pouvoir. Roger Waters a puisé dans son enfance et surtout, ressasse la mort de son père, tué en Italie pendant la Seconde guerre mondiale. The Wall est l’histoire d’une rock-star, Pink, en pleine dépression, n’éprouvant plus rien et ayant bâti un véritable mur psychologique qui l’isole de ses proches et du reste du monde. Il se métamorphose alors en leader fasciste, tant il est vrai qu’être rock-star relève de la manipulation des foules…

    Another Brick in the Wall, la chanson.

    C’est le titre de trois chansons de l’album fondées sur trois variations d'un même thème musical. Respectivement sous-titrées Part 1, Part 2 et Part 3, ces chansons sont importantes dans le concept de l'album, puisqu'elles marquent la construction du mur derrière lequel s'enferme Pink, le personnage principal de l'album.

    Another Brick in the Wall (Part 2) est la plus célèbre des trois parties. On parle ici de la rigidité des règles dans les écoles dans les années 1950. Pink est envoyé à l’école (« the happiest days of our lives »), où les professeurs, stricts et parfois violents, veulent le faire rentrer dans le moule de la société. Ils blessent les enfants physiquement et mentalement, « exposant toute faiblesse cachée avec soin par les enfants » (« exposing every weakness however carefully hidden by the kids »). La deuxième partie de la chanson explique que les professeurs eux-mêmes sont brutalisés par leurs femmes. L’enchaînement est clair : les femmes brutalisent leurs maris, qui brutalisent les enfants. Ceux-ci grandissent et deviennent violents à leur tour. « Another brick in the wall part 2 » : après avoir été brimé par son professeur, Pink rêve que les élèves de son école entament une révolte contre leurs enseignants. Les images du vidéo clip montrent à quel point l’école broie et empêche les enfants d’être des personnes à part entière, uniques et indépendantes, qui auraient le droit d’avoir leurs propres rêves. Elle les condamne à suivre une route toute tracée qui les mène à l’abattoir (le hachoir).

    The WALL, le film (1982, ALAN PARKER)

    Le film retrace la vie du jeune PINK, de son plus jeune âge à son « apogée », la rock star, célèbre mais tourmentée.
    Le film alterne séquences filmées avec des séquences animées sur un rythme rapide. Il ne comprend presque aucun dialogue, la bande-son reprenant essentiellement la musique du groupe, certains titres étant réenregistrés pour l'occasion.


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  • Je ne vous la présente plus !

    Karine ( autrement dit Kargal ) a encore frappé ...

    http://kargalart.eklablog.fr/

    https://www.facebook.com/pages/Kargal/192034704280973?ref=hl

    Qui ne connaît pas la chanson Hôtel California ?

    Hotel California est une chanson américaine du groupe " The Eagles " composée par Don Felder, Don Henley, Glenn Frey et sortie en 1976.  Elle est classée no 1 au Billboard Hot 100, deux fois Disque d' Or et une fois Disque de Platine (soit plus de 1,5 million d'exemplaires vendus) et parmi les 500 plus grandes chansons de tous les temps selon le magazine Rolling Stone. 

    Cette chanson ressemble fortement à celle de Jethro Tull, écrite par Ian Anderson, We Used To Know, sur l'album Stand Up, publié en 1969. Dans un entretien au San Francisco Chronicle du 26 novembre 1995, Don Henley raconte que la chanson capturait l'esprit de l'époque, qui était une période de grands excès dans cette région et dans le business de la musique en particulier. Plus tard, il parlera d'une perte d'innocence. Le véritable Hotel California n'est pas un hôtel, mais un établissement spécialisé dans le traitement des dépendances aux drogues couru par les rock stars de l'époque (ceci a été confirmé par Henley en personne au cours d'une interview). Elle figure sur l' album du même nom (premier morceau de l'album), qui est le premier sans Bernie Leadon et avec Joe Walsh.

    Eagles "Hotel California" par Origine

    Alors, prêts pour l' écoute d' Hôtel California, chantée par Karine ?

     Bonne écoute et à vos commentaires ...


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  • Quelques images se sont d'abord répandues sur internet, puis la rumeur a enflé. Stromae a été aperçu éméché au petit matin sur la place Louise, à Bruxelles, titubant et criant. Le temps que le buzz s'amorce et la supercherie est finalement révélée : le chanteur belge interprétait en fait un rôle pour les besoins du clip de "Formidable", entièrement tourné en camera cachée. Depuis, ce clip fait un énorme carton sur le web ...

    A l' heure où j' écris cet article, la vidéo a été vue : 19 531 759 fois ...

    Stromae raconte que l’idée d’une caméra cachée lui est venue en écrivant le morceau. «Ce n'est que comme ça que je pouvais l'interpréter.»

    Hésitant, le chanteur a même téléphoné à ses proches pour valider l'idée qui lui vaudra finalement une sacrée publicité pour son nouvel album.

    «Mon frère m'a dit qu'il trouvait ça bien parce je me mettais en danger. C'est çà qui a fait le déclic», confie Stromae.

    «C’était un grand moment de solitude, j’avais honte. Le soir, j’étais content que se soit passé», poursuit le chanteur.

    Quant aux personnes qui l’ont filmé et photographié pendant ce qu’ils pensaient être un réel faux pas du chanteur belge, Stromae ne leur en veut pas. «Nous fonctionnons avec l’immédiateté, le croustillant. C’est la nature humaine. »

    N.B. : j' avoue avoir été bluffée car j' ignorais la démarche ... Bravo l' artiste ! Paul Van Haver - son vrai nom - peut désormais regarder l'avenir avec un vrai optimisme.


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  • Malgré ses origines modestes, bien de chez nous, elle est toujours une grande star internationale, célébrée par les plus grands artistes de la planète. Le 27 août 1967, naissait la chanson française la plus connue dans le monde : "Comme d'habitude", anglicisée en "My way", est toujours l'un des classiques les plus repris, derrière le "Yesterday" des Beatles ou le "Georgia on my mind" de Ray Charles. Quarante six ans que ça dure…

    Pourtant, elle avait plutôt médiocrement commencé sa carrière, cette chanson. Baptisée "For me" et affublée de paroles en anglais, elle avait été refusée par plusieurs artistes, dont Michel Sardou, avant d'être finalement acceptée par Hervé Vilard. Mais c'est Claude François qui eut l'idée de la récupérer en en modifiant le thème : l'histoire d'un couple en perte de vitesse, allusion à sa récente rupture d'avec France Gall. Achevée autour de la piscine de la maison de Cloclo à Dannemois, ce jour d'août 67, la chanson sera finalement signée Jacques Revaux, Gilles Thibaut et Claude François. Publiée en novembre de la même année, elle n'obtiendra au début qu'un succès mesuré…

    Pourtant les anglo-saxons vont vite se mettre sur le coup. Pour adapter la chanson, en 1968, on sollicite même un jeune auteur britannique nommé… David Bowie. Celui-ci, alors au début de sa carrière, propose un texte intitulé "Even a fool learns to love"… refusé. Lui-même admettra par la suite que son truc n'était pas très bon… ce qui ne l'empêchera pas d'utiliser la même grille d'accords pour son morceau "Life on Mars".

     

    C'est Paul Anka, un chanteur déjà célèbre aux Etats Unis qui, entendant par hasard la chanson, décidera d'en acquérir les droits et en écrira la version anglaise. "My way", sorte de confession d'un homme mûr, est popularisée par Frank Sinatra avant d'être interprétée par une ribambelle de stars, dont Elvis Presley, Nina Simone, Ray Charles, Tom Jones, Julio Iglesias, Robbie Williams et même Luciano Pavarotti.

     


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