• Nancy : aggravation de la pollution

    Ce que nous devrions voir :

    Ce que nous voyons actuellement :

    Le seuil de 80 microgrammes par mètre cube d’air (μg/m³) est désormais atteint dans les stations de mesure Airlor de Nancy-Charles III, Neuves-Maisons, Fléville, Frolois. Il était même de 105 μg/m³ hier à Nancy sud, de 102 μg/m³ à Fléville, de 81 μg/m³ à Nancy centre.

    Conséquence : les transports publics sont gratuits depuis hier midi, et jusqu’à ce soir, fin de service, dans l’agglomération. Bus, tramway, transport à la demande. Le réseau Sub est également gratuit.

    Le Grand Nancy a aussi décidé de ralentir de 40 % la combustion des déchets dans l’usine d’incinération de Ludres. Et d’arrêter les chaufferies biomasse de Nancy et de Vandœuvre. Des chaudières au gaz prennent le relais.

    Le préfet, de son côté, a activé le plan pollution, conformément à la réglementation qui prévoit un déclenchement quand le seuil d’alerte aux particules fines (80 μg/m³) est dépassé depuis plus de 48 h.

    Conséquence : la vitesse est réduite de 20 km/h sur les autoroutes et les deux fois deux voies. Des consignes ont été envoyées aux agriculteurs pour qu’ils réduisent leurs épandages. Les industriels sont également invités à limiter leurs rejets de CO2.

    Classées « cancérigènes certains »

    L’objectif est d’éviter que le voile de pollution visible au-dessus de la cuvette nancéienne prenne davantage de volume. Mais comme ces mesures n’ont rien de contraignant, leur mise en œuvre dépend de la bonne volonté de chacun.

    Faute de mesures coercitives pour agir réellement sur le taux de pollution, les services de l’État adressent des recommandations de bon sens : limiter les activités extérieures, les promenades, les efforts physiques…

    La situation est pourtant sérieuse. L’anticyclone crée un phénomène d’inversion thermique. Les couches de l’air en contact avec le sol se refroidissent plus vite que les masses d’air en altitude, créant un couvercle thermique à faible hauteur et piégeant les rejets polluants, qui s’accumulent faute de vent.

    Une grande partie des particules en suspension provient des réactions chimiques issues des épandages agricoles d’engrais. Une autre partie trouve son origine dans les imbrûlés : moteurs diesel, bois de chauffage, rejets industriels.

    Ces particules fines peuvent provoquer des maladies respiratoires (lire ci-dessous). Les plus fines d’entre elles, inférieures à 2,5 micromètres, pénètrent dans les ramifications les plus profondes des voies respiratoires, et sont classées « cancérigènes certains » par l’Organisation mondiale de la santé.

    Philippe MERCIER phmercier@voila.fr

    Source : http://www.estrepublicain.fr/meurthe-et-moselle

    « Place Stanislas : Ciel voilé ? Pollution ?«La petite fille au ballon rouge» de Banksy dans l’enfer syrien »

    Tags Tags :
  • Commentaires

    1
    Samedi 15 Mars 2014 à 10:18

    Bon week end Annick , oui c'est une véritable catastrophe provoquée par les hommes ! . Après les tempêtes c'est la pollution alors une année qui commence bien mal sans oublier le mauvais climat politique , enfin . Esperons que tu supporteras bien la pollution dans Nancy ! , bisous ,cool

    Christiane

    2
    Samedi 15 Mars 2014 à 10:27

    c'ets pareil sur Orléans et ce matin en plus, il fait froid;

    belle journée à toi et merci de ta gentille visite;

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :