• La cour administrative d'appel de Paris a donné raison à deux associations qui s'inquiètent de la transformation du bâtiment et de son intégration dans le paysage urbain.

    La cour administrative d'appel de Paris a de nouveau stoppé lundi 5 janvier le chantier de rénovation du célèbre grand magasin la Samaritaine en confirmant l'annulation du permis de construire.

    Le chantier de la Samaritaine une nouvelle fois stoppé à Paris

    Fermée depuis 2005, La Samaritaine, ancien magasin Arts Déco à Paris, va se transformer en un ensemble architectural unique réunissant bureaux, commerces, hôtellerie, logements sociaux et crèches. Prévue en 2013 et repoussée à 2015, la réouverture du lieu pourrait ne pas intervenir avant 2016 ou 2017. La cause ? Des recours à répétition à l’encontre du projet dont une façade en verre ondulé est jugée « dissonante » par rapport aux façades en pierres traditionnelles des immeubles parisiens.

    Et le chantier, qui avait brièvement repris depuis mi-octobre, va de nouveau être interrompu, comme il l'avait été une première fois après l'annulation du permis de constuire par le tribunal administratif, mi-mai.

    Il était saisi par deux associations, la Société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France (SPPEF) et SOS Paris, qui s'inquiétaient de la transformation du bâtiment, appartenant au groupe de luxe LVMH, et du respect des règles d'urbanisme.

    L'architecture extérieure du nouveau bâtiment prévu dans le projet "ne répond pas à l'obligation d'insertion de la construction projetée dans le tissu urbain environnant", selon les dispositions du plan local d'urbanisme de Paris, a considéré la cour administrative d'appel dans son arrêt.

    Le projet prévoit ainsi pour le nouvel édifice un habillage de verre transparent, doté d'ondulations verticales de taille variable et sur lequel figurent des points blancs dont la densité va croissante de bas en haut.

    Pour la cour, qui avait examiné cette affaire en formation plénière (réservée aux cas exceptionnels), "il ne ressort pas des pièces du dossier que ces ondulations puissent être regardées comme reproduisant le rythme des façades avoisinantes de la rue de Rivoli".

    La décision fait figure de coup de théâtre. En effet, le 16 octobre, la cour avait accepté de suspendre les effets du jugement du tribunal administratif dans l'attente de l'examen au fond et autorisé de fait la reprise du chantier.

    Elle avait estimé notamment qu'"aucun des moyens soulevés à l'encontre du permis de construire litigieux par [les associations requérantes n'apparaissait], en l'état de l'instruction, fondé".


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  • Si, un jour, vous vous promener rue Mouffetard ( dans le Vème arrondissement ), arrêtez-vous au N°122. Et regardez le 1er étage de la maison : vous verrez un bas-relief qui illustre cette enseigne. Elle est le reflet de l’humour et de la truculence d’un marchand de vin du 18 ème siècle.

    Il orna la façade de son magasin "Puissant vin" d'une enseigne illustrant un puits sans fin. Si le magasin a été rebaptisé "A la bonne source" par l'épicier qui lui succéda, l'enseigne est toujours visible au n°122 de la rue !

    Et justement, cela nous fournit l’occasion de parler un instant des enseignes et de la place qui était la leur au moyen âge : elles apparaissent aux alentour de 1200. L’enseigne est un élément incontournable du paysage parisien. Le mot vient du latin « signum », signe. L’enseigne apparaît dans un Paris où les rues ne portent ni nom ni numéro. Et quand bien même elles en auraient eu ; ils n’auraient servi à rien ou presque. Pourquoi ? Et bien tout simplement parce que la très grande majorité de la population ne savait pas lire ! les piétons se repéraient par conséquent aux enseignes. On disait : « j’habite dans la maison à l’enseigne de la bonne source ».
    Au 18e siècle, les enseignes des boutiques prirent, avec la rivalité commerciale, un volume excessif. Devenues dangereuses, elles furent interdites en 1760, mais en vain comme on peut le constater. C’est à cette époque que les noms de rue apparaissent, mais il fallut attendre encore un siècle pour que, sous le 1er empire, le 1er numérotage apparaisse.

    Les enseignes sont fabriquées en matériaux divers, elles sont toujours polychromes et représentent souvent l’outil ou le produit vendu ou encore le métier exercé : une botte pour le bottier, un pain pour le boulanger. On trouve aussi des sujets pieux, des scènes mythologiques, des figures du règne animal ou végétal, des astres, et des jeux de mots comme « au puits sans vin » qui peut se comprendre soit comme un puits où l’on trouve de l’eau sans présence de vin, soit comme un vin puissant.


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  • Pour bien commencer la journée, une petite visite gourmande ...

    Drôle de nom pour une boulangerie-pâtisserie !

    L'entrée se trouve à l'angle des rues Tiron et François Miron

    Poussez la porte ...

    " Au Petit Versailles du Marais "

    et laissez-vous faire !

    " Au Petit Versailles du Marais "

    " Au Petit Versailles du Marais "

    " Au Petit Versailles du Marais "

    Mais, il y a aussi quelque chose de somptueux à découvrir !

    Il faut regarder le plafond pour voir ceci :

    " Au Petit Versailles du Marais "

    " Au Petit Versailles du Marais "

    Un plaisir tant pour les papilles que pour les yeux ...


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  • Difficile de penser que ces deux photos ( hormi les siècles ), concernent le même endroit : la rue Seveste !  Une petite rue de 144 mètres de long et 8 mètres de large...

    Pris depuis le boulevard de Rochechouart, dans le 18ème arrondissement, les clichés montrent la rue Seveste qui monte vers la place Saint Pierre, au pied de la colline de Montmartre. La rue existait déjà lorsque la commune de Montmartre n’était pas encore rattachée à Paris. Elle n’a pris son nom actuel qu’en 1875.

      Les Seveste sont une famille d’artistes (le père Pierre-Jacques, et les deux fils Jules et Edmond) a qui l’ont doit de nombreux théâtres parisiens.

    Pierre-Jacques Seveste appelé aussi Seveste père est un artiste du théâtre du Vaudeville qui avec ses deux fils Jules et Edmond connus comme les frères Seveste reçurent un privilège à vie en date du 10 juin 1817.

    Après la restauration, Louis XVIII voulait faire réunir dans un monument funèbre les restes de Louis XVI et de Marie-Antoinette ; mais grand fut alors l'embarras du gouvernement, car nul ne savait au juste où reposaient ces restes oubliés ; ceci donna lieu à une enquête. M. Seveste père, artiste du théâtre du Vaudeville, et qui savait, lui, où avaient été inhumés les illustres condamnés, alla aussitôt faire sa déclaration, et grâce aux renseignements donnés par lui, on retrouva leurs ossements. Pour le récompenser, le gouvernement lui accorda, sur sa demande, pour lui et ses fils, leur vie durant, l'exploitation dramatique de toute la banlieue, privilège énorme quand on songe qu'outre ses théâtres il avait droit de prélever une redevance sur tous les saltimbanques, faiseurs de tours, directeurs de jeux, etc., qui exerçaient dans le département de la Seine au delà des murs de Paris. D' où le privilège du 10 juin 1817 ...

    Celui-ci les amena à bâtir plusieurs théâtres dans des communes situées alors dans la banlieue de Paris : les théâtres des Batignolles, de Belleville, Grenelle, Montmartre et Montparnasse.

    Le privilège exista un peu plus de 37 années et disparut naturellement le 30 juillet 1854 avec la mort de Jules le dernier des frères Seveste (Edmond étant mort le 28 février 1852).

    Libérés du joug financier des Seveste, ces théâtres parisiens (celui des Batignolles, de Belleville, de Grenelle, de Montmartre et de Montparnasse) ont enfin connu le succès !

    Pourquoi la rue célèbre-t-elle des artistes qui n’ont pas vraiment œuvré pour le théâtre ? En fait, le Seveste qu’elle honore est un autre membre de la famille, Didier, fils de Jules. Il s’est distingué pendant la bataille de Buzenval, le 19 janvier 1871.

    Il fut blessé au pied de la redoute de Montretout (sur la commune de Saint Cloud) et mourut dans l'ambulance pendant qu'on l'amputait d'une jambe. Il n'avait que 25 ans et avait déjà rencontré quelque succès à la Comédie Française dont il était pensionnaire. 


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  • Spectacle surprenant, ce matin, sur la place Vendôme, ce matin !

    Paris - Sapin de Noël ou " sex-toy géant de 24 mètres " ? L'installation sur la très chic place Vendôme à Paris de "Tree", oeuvre de l'artiste américain Paul McCarthy, faisait polémique. Des inconnus l'ont vandalisée dans la nuit, mais la Fiac affiche son intention de la réinstaller.

    Dans la nuit de vendredi à samedi, des inconnus ont d'abord débranché l'alimentation de la soufflerie qui maintient la structure gonflable, érigée à titre provisoire dans le cadre de la programmation "Hors les murs" de la Foire internationale d'art contemporain (Fiac). Puis, profitant de l'absence de l'agent de sécurité parti la rebrancher, ont sectionné plusieurs des sangles maintenant l'oeuvre, sans toutefois toucher à l'enveloppe elle-même, avant de prendre la fuite. Les responsables ont alors choisi de dégonfler la structure, potentiellement déséquilibrée. 

    "Des investigations sont en cours", a indiqué une source policière. 

    Dès son montage jeudi dans ce lieu emblématique de Paris, l'immense oeuvre d'un vert éclatant avait déclenché la polémique. Il faut dire que de l'aveu même de Paul McCarthy, 69 ans, elle peut autant, sinon plus, faire penser à un "plug anal" qu'à un arbre de Noël. 

    Un inconnu avait giflé l'artiste en plein montage de l'oeuvre avant de réussir à prendre la fuite. Et les "antis" clamaient leur indignation sur les réseaux sociaux, comme le Printemps français, mouvement mélant militants identitaires et catholiques traditionalistes, tweetant: "Place Vendôme défigurée! Paris humilié!".  

    Le conseiller de Paris UMP Jérôme Dubus avait dénoncé une "provocation gratuite" et demandé son retrait. 

    Samedi, la Fiac a affiché son intention de réinstaller l'oeuvre, mais son regonflage attendait que tous les "éléments techniques" soient réunis.


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