•  Invictus, le poème ...Invictus est un court poème de l'écrivain William Ernest Henley qui fut cité à de très nombreuses reprises dans la culture populaire, ce qui contribua à le rendre célèbre !

    C'est le poème préféré de Nelson Mandela. Il est notamment repris dans le film Invictus de Clint Eastwood.

    Le titre latin signifie « invaincu, dont on ne triomphe pas, invincible » et se fonde sur la propre expérience de l'auteur puisque ce poème fut écrit en 1875 sur son lit d'hôpital, suite à son amputation du pied. William Henley disait lui-même que ce poème était une démonstration de sa résistance à la douleur consécutive à son amputation.

     

          Texte original de 1931

    Out of the night that covers me,
    Black as the pit from pole to pole,
    I thank whatever gods may be
    For my unconquerable soul.

    In the fell clutch of circumstance
    I have not winced nor cried aloud.
    Under the bludgeonings of chance
    My head is bloody, but unbowed.

    Beyond this place of wrath and tears
    Looms but the Horror of the shade,
    And yet the menace of the years
    Finds and shall find me unafraid.

    It matters not how strait the gate,
    How charged with punishments the scroll,
    I am the master of my fate:
    I am the captain of my soul.

    Traduction d'après la VF du film Invictus 

    Dans les ténèbres qui m’enserrent,
    Noires comme un puits où l’on se noie,
    Je rends grâce aux dieux quels qu’ils soient,
    Pour mon âme invincible et fière,

    Dans de cruelles circonstances,
    Je n’ai ni gémi ni pleuré,
    Meurtri par cette existence,
    Je suis debout bien que blessé,

    En ce lieu de colère et de pleurs,
    Se profile l’ombre de la mort,
    Et je ne sais ce que me réserve le sort,
    Mais je suis et je resterai sans peur,

    Aussi étroit soit le chemin,
    Nombreux les châtiments infâmes,
    Je suis le maître de mon destin,
    Je suis le capitaine de mon âme.

    Lorsque le texte est écrit, William Henley a vingt-cinq ans. Il survivra à son opération et vivra avec un seul pied jusqu'à l'âge de cinquante-trois ans. Ce poème est publié pour la première fois en 1888 dans un recueil d'Henley, au sein d'une série de quatre textes sur la vie et la mort.


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  • Appétit vigoureux, tempérament de fer,
    Membert languit, Membert se meurt — ami si cher…
    Qu’a Member ?
    Hé, Momille, bonjour ! Comment va la famille,
    Le papa, la maman ?… Tu pleures, jeune fille ?…
    Qu’a Momille ?
    Je viens de rencontrer, allant je ne sais où,
    Outchou, le professeur qui courait comme un fou.
    Qu’a Outchou ?

    Ce petit poème, que je viens de citer dans son intégrité, s’intitule Sollicitudes et a pour auteur Maurice Etienne Legrand dit Franc-Nohain ( 1872 - 1934 )

    Franc Nohain

    C' est un avocat, sous-préfet, écrivain, poète et librettiste.

    Il choisit le nom de Nohain en hommage au cours d'eau le Nohain traversant Donzy, lieu de ses vacances d'enfance.

    Il publie ses poèmes dans la revue Le Chat Noir. Il se qualifie de « poète amorphe ». Il écrit de nombreux livrets d’opérettes pour le compositeur Claude Terrasse et, également notamment celui de L’heure espagnole de Maurice Ravel . Il fonde Le Canard sauvage et devient le rédacteur en chef de L' écho de Paris.

    Alphonse Allais nous dit : « Les idées qui composent le fond des poèmes de Franc-Nohain sont, en général, bizarres, inattendues, et suggestives combien ! L’artiste a su s’affranchir des moules odieux et surannés. Quand, par hasard, il se rencontre un alexandrin, tenez pour certain que Franc-Nohain n’a pu faire autrement et qu’il en est au désespoir… Qu’il ne se mêle pas, de temps en temps, quelques invraisemblances dans l’œuvre de Franc-Nohain, je n’ai garde de le nier. »

    « Trésorier général dans un des plus fertiles départements de notre chère France sud-occidentale, ce sympathique fonctionnaire se double d’un poète amorphe d’une rare envergure » ajoute Allais.

    Paysage de neige

    « Extrêmement blanche, la neige
    Couvre une plaine
    Du département de l’Ardèche ;
    Extrêmement noirs, onze corbeaux,
    Sur les branches blanches d’un ormeau,
    Échangent leurs impressions, et font des mots,
    En s’entretenant de choses et d’autres :
    Leurs affaires ne sont pas les nôtres.
    Paraissent, au détour du sentier,
    Huit enfants, qui ont le nez,
    Et les pieds,
    Gelés :
    Il est d’ailleurs facile de reconnaître à leur voix
    Qu’il sont savoyards.
    Il y a aussi un grand loup.
    Au bout d’un certain temps les corbeaux s’envolent,
    Les enfants se dirigent du côté de l’école,
    Le loup crève, la neige fond,

    Et puis, qu’est-ce que ça peut bien vous faire, au fond ? »


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  • Un village écoute désolé 
    Le chant d'un oiseau blessé 
    C'est le seul oiseau du village 
    Et c'est le seul chat du village 
    Qui l'a à moitié dévoré 
    Et l'oiseau cesse de chanter 
    Le chat cesse de ronronner 
    Et de se lécher le museau 
    Et le village fait à l'oiseau 
    De merveilleuses funérailles 
    Et le chat qui est invité 
    Marche derrière le petit cercueil de paille 
    Où l'oiseau mort est allongé 
    Porté par une petite fille 
    Qui n'arrête pas de pleurer 
    Si j'avais su que cela te fasse tant de peine 
    Lui dit le chat 
    Je l'aurais mangé tout entier 
    Et puis je t'aurais raconté 
    Que je l'avais vu s'envoler 
    S'envoler jusqu'au bout du monde 
    Là-bas où c'est tellement loin 
    Que jamais on en revient 
    Tu aurais eu moins de chagrin 
    Simplement de la tristesse et des regrets


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  • Le bonheur est une plume
    La plus légère qui soit.
    Il faut l’attraper
    Quand elle passe.
    Le bonheur se cueille dans l’instant,
    Avec précaution
    Comme une fleur,
    Avant qu’elle ne se fane.

    Le bonheur est cette poudre de soie,
    Qui passe, légère, devant la lune,
    L’effleure, l’enserre,
    Et la pénètre de sa paix.

    Même fragile, le bonheur
    Transfigure les choses insignifiantes,
    Il fait oublier le réel,
    Alors que la pensée remodèle nos traits.

    La joie monte en nous, quand nous la donnons.
    C’est cela le moteur du bonheur.
    La découverte du bonheur d’aimer
    S’ajoute au bonheur d’être aimé.

    Et malgré la nuit du monde,
    Malgré les destructions,
    Tenons notre lampe allumée,  
    Pour que vive au dehors la lumière du bonheur.

    Hélène Ellenberger, Ferveur d'Automne


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  • Aujourd'hui c'est le chaos,
    le grand chaos des mots.
    Ils veulent faire le gros dos.

    Ils se mêlent, s'entremêlent,
    se choquent, s'entrechoquent,
    se hèlent, s'interpellent :

    "Au mois de mai, fais ce qu'il te plait"
    ils en ont donc ainsi décidé,
    ils veulent être indisciplinés.

    rimes suffisantes, pauvres et riches
    plus de frime, plus de rimes,
    ils sont moroses, plus de prose.

    Plus de lettres de l'alphabet,
    pour entrer dans leurs couplets,
    les mots veulent manifester.

    Plus de mots doux, plus de mots fous,
    ni mots de haine, ni mots d'amour,
    les mots veulent faire fi de tout.

    Aujourd'hui, c'est le chaos,
    le grand méli-mélo  des mots.
    Ils veulent faire le gros dos.


    PaulaG.2.5.2013

    L' auteur de cette poèsie ? Mon amie Paula que vous pouvez retrouver ici :

    http://chapichou.blogspace.fr


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