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    chrono2

    En 1913, aux Etats-Unis, les nouvelles recherches européennes sont présentées lors de l’ Armory Show à New York. Durant cette exposition, le Nu descendant un escalier provoque hilarité et scandale. Cette œuvre dénote des tendances cubistes au futurisme de la « photo-dynamique ».

    L’œuvre a été peinte à l’huile sur une toile marine verticale de 146cm x 89cm. La palette chromatique est relativement restreinte. En effet, le jaune est l’ocre dominent. Certains aplats sont marrons/rouges, d’autres tendent vers le vert-de-gris. La périphérie est traitée dans des teintes marrons sombres, retravaillées par du vert, du bistre et du sépia. La gamme de couleur est presque monochromatique et évoque le bois, le carton.

         L’escalier semble immense et anormal. En haut à droite, il semble lointain, les marches semblent disjointes. En dessous, les marches ont l’air plus volumineuses. Sur la gauche, en bas, on peut voir trois petites marches de trois/ quart accolées à trois autres bien plus grande. Ces dernières sont celle sur lesquelles repose le nu. Tout en bas, on peux lire le titre de l’œuvre. En bas à droite, on peut apercevoir la rampe et la boule de celle-ci. Néanmoins, la rampe semble continuer après cette boule. Cela est anormal car cette boule signe la fin de la rampe. De surcroit, cette rampe semble sortir de la toile, continuer au-delà de celle-ci. L’escalier serait-il infini ?

         Au milieu de tout cela, une dizaine de traits successifs forment quatre ou cinq entités. Certaines lignes sont droites (des traits) et peuvent se croiser pour former des triangles ou des losanges. D’autres lignes, courbées, forment des formes arrondies et répétitives, comme la tête. Autour de ces formes, des touches verdâtres viennent s’installer. Ces dernières semblent définir des points lumineux, comme si l’escalier était éclairé à quelques endroits par une source lumineuse de type éclairage artificiel au gaz de ville. Il y a quelques signes de mouvements qui viennent animer toute cette immobilité. Quelques points noir couplé à un trait rappellent les habits portés lors de l’expérience de Marey. D’autres, courbés, sont en pointillés blancs et montrent un mouvement, une rotation possible, comme dans les croquis préparatoires mécaniques. Enfin, des traits transversaux, dans le sens perpendiculaire aux membres, expriment le mouvement, comme le flou sur une photographie d’un corps en mouvement ou les traits de déplacement dans la bande dessinée. Tous ces traits lient les personnages et donnent ce sentiment de mobilité, de descente. Sans eux, la progression du personnage ne serait pas visible ; ils sont donc  primordiaux !

     

    Suggérant un nu, non anatomique mais artistique, cette œuvre de Marcel Duchamp met le spectateur en face d'une représentation qu'il connaît d'instinct, ne suscitant chez lui aucun intérêt. Cependant cette œuvre lui donne une vision décomposée du mouvement humain qui peut être confondu avec celui d'une simple machine.

    L'évolution technologique de la fin du XIXe et du début du XXe siècle suscite dans les mentalités un mépris de l'homme pour l'homme qui est considéré comme un objet, une sorte de robot qui répète sans cesse les mêmes mouvements - dont on peut décomposer les attitudes et analyser le fonctionnement. On parle alors de déshumanisation. La démarche du peintre est donc ici à visée philosophique. Elle permet de remettre en cause la nature même de l'être humain et de ses rapports avec le monde qui l'entoure, grâce aux fonctions de communication et communion que permet l'art. L'œuvre est donc une contestation significative de l'auteur…


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  • C' est bien connu ... Les chats peuvent dormir n' importe où !

    Avouez que dormir auprès de ces hachoirs est très surprenant ...


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    Durant quelques jours, nous, usagers de la route sommes incités à réfréner ces comportements le temps de la semaine de la courtoisie sur la route, organisée du 18 au 24 mars.

     


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