• Roubaix, ville ouvrière

    Roubaix est une " Ville d’Art et d’Histoire ", label officiel français attribué depuis 1985 par le Ministère de la Culture aux communes ou pays de France qui s’engagent dans une politique d’animation et de valorisation de leurs patrimoines bâti, naturel, et industriel, ainsi que de l’architecture.

    Ainsi, les politiques urbaines placent au fondement de leur action l’héritage industriel de Roubaix, héritage qui marque encore fortement le paysage et le rapport que les habitants entretiennent avec ville.

    Au XIXème siècle, Roubaix est appelée la « Manchester française » car elle est l’une des capitales mondiales du textile, abritant même la bourse de la laine.

    La ville se développe grâce à son industrialisation et de nombreuses usines rythment l’activité économique et sociale des Roubaisiens.

    On appelle Roubaix la « ville aux mille cheminées ».

    L’organisation de la ville reflète l’organisation hiérarchique de l’usine : aux quartiers pauvres de courées et d’habitations ouvrières

    Courée actuelle

    Photo Michèle Magneron, 1997

    s’opposent les quartiers plus aisés des ingénieurs , des contremaîtres et la riche propriété du patron.

    Roubaix, maisons des ingénieurs 

    photo Marion Salin, 2010

    De nombreux bars témoignent du rôle des goguettes, sociétés festives, dans les formes de sociabilités populaires.

    La ville est confrontée à la crise de l’industrie textile à partir des années 1970. Cette crise est notamment due au fait que les patrons n’ont pas suffisamment investi dans les textiles synthétiques : le matériel de production est trop vieux pour soutenir la concurrence des pays du Sud, vers lesquels est délocalisée une grande partie de la production.

    Les premières fermetures d’usines ont lieu en 1975, même si la Lainière de Roubaix ne ferme qu’au début des années 2000, ce qui montre l’étendue temporelle de la crise. Roubaix est alors fortement touchée par le chômage.

    Roubaix apparait aujourd’hui comme une ville en reconversion industrielle, qui comme d’autres villes françaises qui ont subi la désindustrialisation, doit faire face à des difficultés particulières posées par l’héritage ouvrier.

    « Connaissez-vous la chaude meurotte ?Bon lundi à tous et gros bisous. »

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