• Rugby : France - Pays de Galles à 18 H 00

    Il y a eu une brève éclaircie dans le jeu des Bleus, il y a deux semaines. Certes, l'essai de Taofifenua n'a pas permis aux tricolores de prendre sur l'Irlande (18-11), mais la séquence a démontré que les Bleus pouvaient briller. Pourtant, à l'heure d'affronter le pays de Galles au stade de France, les intentions ne suffisent plus. Les Bleus doivent gagner pour rassurer et se rassurer. À nouveau, le XV de France devra gérer un déficit certain d'expérience : les Bleus comptent 349 sélections, soit à peine plus de la moitié que celles cumulées par les Gallois (677). Or, l'expérience est primordiale à ce niveau de la compétition, tout comme la constance.

    Sur ce plan, le staff des Bleus a déjà utilisé 81 joueurs en trois ans et demi. Et la charnière 100 % clermontoise, Parra-Lopez est déjà la quinzième de l'ère Saint-André. "Tenter des choses, prendre des risques, ce n'est pas évident quand tu commences", expliquait Guitoune à la presse cette semaine. Le Bordelais fait partie d'ailleurs des cinq nouveaux titulaires cet après-midi avec Dulin, Lamerat, Parra et Taofifenua.

    En face, le pays de Galles, demi-finaliste du dernier Mondial (2011), auteur du grand chelem en 2012 et vainqueur du Tournoi en 2013, ne manque pas d'arguments. D'autant que les Bleus devront veiller à ne pas concéder autant de pénalités qu'en Irlande (14) : Halfpenny, le buteur du RC Toulon, cumule un taux de réussite autour de 90 % ! Les Bleus sont prévenus, eux qui n'ont jamais battu le pays de Galles depuis la prise de fonction de Saint-André, en janvier 2012.

    Les Clermontois prendront-ils la bonne direction ?

    Preuve de confiance, aveu de faiblesse ? Quatre joueurs d’un même club, Clermont (leader du Top 14), occupent les postes de décision. Damien Chouly troisième-ligne centre, Morgan Parra demi de mêlée, Camille Lopez demi d’ouverture et Wesley Fofana premier centre. Soit un carré que PSA espère magique. En tout cas c’est une première en équipe de France. Dans ce Tournoi, le XV de France a manqué d’initiatives et n’a pas su concrétiser ses temps forts. Son jeu a manqué de cohérence tactique. Avec les quatre de l’ASM, PSA (ancien de la maison jaune) mise un de ses derniers atouts. 

    Opération rédemption

    Il faut être de mauvaise foi pour ne pas entendre les supporteurs les plus fidèles gronder après les médiocres performances  du XV de France dans ce Tournoi. Jamais la popularité des Tricolores n’a été basse à ce point. Il faut remonter quarante ans en arrière pour trouver trace d’une équipe de France aussi fade, aussi critiquée. Le staff a réduit la complexité des combinaisons de jeu afin de libérer les joueurs, lesquels annoncent qu’ils veulent faire plaisir à leur public. Les promesses doivent être tenues. Une nouvelle défaite, s’ajoutant aux 18 déjà encaissées en 34 matches sous l'ère PSA, aurait un effet destructeur.

    Jamais trois sans quatre ?

    Depuis 1910, les Gallois se sont imposés en France à 18 reprises. Trois fois au Stade de France (2001, 2005 et 2013) depuis la création du Six Nations en 2000. Et surtout, ils sont invaincus depuis trois saisons. Victoire 16-9 à Cardiff en 2012 avec une seule passe de la paire de centre Davies-Roberts. 6-16 à Saint-Denis en 2013, les Tricolores terminant la partie sous les sifflets. 27-6 au Millennium Stadium, alors que les Tricolore se voyaient déjà réussir un Grand Chelem… Les Gallois, série en cours, ne nous craignent pas. On se croirait revenu dans les années 70, quand Gareth Edwards, JPR Williams et Merwyn Davies dominaient  le Tournoi.

    Les Gallois ont, heureusement, des points faibles

    Face aux Anglais (défaite, 16-21) et aux Ecossais (victoire, 23-26), on a vu les Gallois pas très sereins en touche et en mêlée. Surtout sur leurs introductions. Dans les rucks qu’ils provoquent, les soutiens tardent parfois, ce qui entraîne des pénalités. Quand ils imposent de longues de séquences à plus de dix temps de jeu, il leur arrive de prendre des contres, effet boomerang qu’ils ne savent pas toujours endiguer. Dernier point faible : sur les ballons portés, ils ne sont pas assez puissants et organisés pour contrer la poussée collective adverse, en particulier derrière les touches.

    Saint-Denis, dernière prière officielle

    C’est terminé. Après ce match, samedi, le XV de France ne reviendra pas au Stade de France. En tout cas pas dans ce Tournoi, et pas en  match officiel. Il y aura bien un France-Ecosse de préparation au Mondial, mais qui vaudra pour son turn-over... La prochaine fois, sérieusement, ce sera pour le coup d’envoi du Tournoi 2016, contre l'Italie, le 6 février. Cette année, c’est donc la dernière vraie belle occasion pour le public d’encourager les Tricolores dans l’enceinte de Saint-Denis, enjeu à la clé. Pas question pour le XV de France en route vers le Mondial de manquer ce rendez-vous avec son public. Ce qui donne un cachet supplémentaire à cette rencontre, s’il en était besoin !

    La composition des deux équipes :

    France :

    Dulin - Huget, Lamerat, Fofana, Guitoune - (o) Lopez, (m) Parra - Le Roux, Chouly, Dusautoir (cap) - Maestri, Taofifenua - Slimani, Guirado, Ben Arous

    Pays de Galles :

    Halfpenny - North, Jo. Davies, Roberts, Williams - Biggar, Webb - Warburton (cap), Faletau, Lydiate - Jones, Charteris, Lee, Baldwin, Jenkins

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