• Les hommes de Bernard Laporte ont battu les Saracens dans le stade mythique de Twickenham.

    Les hommes de Bernard Laporte ont battu les Saracens dans le stade mythique de Twickenham. © Olly Greenwood / AFP

    Un match fermé, cadenassé. C'est ce qu'ont proposé Toulon et Saracens durant cette deuxième demi-finale de la H Cup. Mais l'essentiel est ailleurs : le RCT obtient son billet pour la finale de la H Cup, face à Clermont, le 16 mai prochain à l'Aviva Stadium de Dublin.

    Wilkinson dans son jardin

    Une victoire acquise grâce au talent de Wilkinson. Le buteur anglais a continué à écrire sa légende dans ce stade mythique : quatre pénalités réussies en première mi-temps (5e, 13e, 18e, 25e), deux dans la deuxième période (56e, 77e). Et puis il y a ce geste venu d'ailleurs, un drop inscrit sous la pression de Farrell (74e). Tout un symbole : l'expérimenté devant son élève et premier admirateur. Farrell a tenu la comparaison en inscrivant quatre pénalités (3e, 22e, 35e, 50e) malgré un échec (40e).

    Sans inscrire un essai, Toulon rejoint donc Clermont en finale de H Cup. Une confrontation 100 % française, la troisième de l'histoire de la compétition européenne. Pour Clermont et Toulon, il s'agira de la toute première : le match s'annonce à la hauteur de leurs ambitions dans l'antre de l'Aviva Stadium de Dublin.


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  • H-Cup : Toulon veut rejoindre Clermont

    En quête de reconnaissance, le RC Toulon a l'occasion d'écrire une page de son histoire dimanche (16h00) dans le "Temple du rugby" de Twickenham, avec une confrontation face aux Saracens qui pourrait lui ouvrir les portes d'une première finale de Coupe d'Europe. Cette histoire a déjà trouvé son héros: Jonny Wilkinson, la légende vivante du rugby et idole de l'Angleterre, qui retrouvera en capitaine de Toulon le "jardin" de ses exploits où il débuta avec le XV de la Rose en avril 1998. Il aura face à lui son successeur dans le XV de la Rose, Owen Farrell (21 ans), deuxième réalisateur de la Coupe d'Europe (92 points).

    H-Cup : Toulon veut rejoindre Clermont


    S'il vit sa première phase finale de Coupe d'Europe, Sir Jonny a conscience, à bientôt 34 ans, de l'enjeu et du symbole de cette rencontre. "Je vais essayer de prendre du plaisir. C'est un peu de pression mais aussi une grande occasion. C'est un bon mélange", estime l'ouvreur, attendu par les Français et les Anglais. Le RCT n'a plus gagné un titre depuis vingt ans. Rebâti depuis quelques années avec une armada d'internationaux (Sheridan, Hayman, Botha, Fernandez Lobbe, Wilkinson, Giteau...), il a parfois été raillé pour ses échecs. "On a beaucoup dit que nous étions des rock-stars et des mercenaires, souligne le troisième ligne Steffon Armitage. Si cela signifie que nous voulons gagner des trophées et faire plaisir au public, alors oui, c'est ce que nous sommes."

    "Nous voulons montrer à tout le monde que nous sommes une équipe et il n'y a pas de meilleur moyen d'y parvenir que de gagner cette compétition", ajoute-t-il. Lancé dans une croissance exponentielle, l'équipe varoise n'a jamais paru aussi forte. Le manageur Bernard Laporte alignera dimanche sa meilleure équipe possible -seul Michalak, de retour de blessure, sera sur le banc- au coup d'envoi avec pas moins de 585 sélections, contre "seulement" 278 au leader du Championnat d'Angleterre.

    Puissance

    Les Toulonnais ont minutieusement préparé ce rendez-vous, après deux alertes en deux semaines en Top 14: un match nul concédé à domicile (26-26) face à une équipe "bis" de Clermont, puis une défaite (25-24) à Grenoble qui ont notamment révélé quelques difficultés en mêlée. Et face aux Saracens et leur jeu "anglo-sud-africain" mêlant puissance et mobilité autour des Schalk Brits, Steve Borthwick, Kelly Brown, Brad Barritt, adossé à la botte d'Owen Farrell, la moindre lacune dans le secteur de la conquête ou du jeu d'avants pourrait être fatale.

    Les joueurs du Racing-Métro en avaient fait les frais en poule en voyant leur remarquable entame de match (25-12, 30e) froidement annihilée, avec 32 points (dix pénalités) de Farrell (37-28). En choisissant de titulariser ses colosses sud-africains Danie Rossouw et Botha, quatre de ses cinq Anglais (Sheridan, Kennedy, Wilkinson, D. Armitage, S. Armitage sur le banc) et le puissant Mathieu Bastareaud, Bernard Laporte a choisi un alliage similaire qui promet de faire des étincelles.

    Pour les Londoniens, puissance émergente venue troubler le paysage traditionnel du rugby anglais, l'enjeu est le même: asseoir sa légitimité avec une première finale européenne. "On veut entrer dans la mémoire des Saracens, explique l'ailier Chris Ashton, qui a rejoint l'ambitieux club londonien cette saison. J'ai déjà été en finale de Coupe d'Europe (avec Northampton en 2011) et j'aimerais y revenir avec ce bon groupe".

    "Toulon a une équipe de stars mais on n'est pas non plus dépourvu de joueurs de talent", rappelle l'ailier du XV de la Rose. Seule ombre au tableau, malgré la présence de "Wilko" et de nombreuses stars du rugby international, Twickenham ne sera même pas plein au tiers. Seulement 25.000 des 82.000 places ont trouvé preneur.

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    Rugby : Clermont se hisse, enfin, en finale de la Coupe d' Europe

     

    Vainqueur de la province irlandaise du Munster (16-10) en demi-finale, samedi à Montpellier, Clermont s'est qualifié pour la première finale de Coupe d' Europe  de son histoire. L'essai de la victoire a été marqué par le Fidjien Naipolioni Nalaga. Et Morgan Parra a inscrit les autres points des Auvergnats au pied. Les Irlandais ont poussé jusqu'au bout mais n'ont pas réussi à recoller au score au grand bonheur des supporters clermontois.

    Après avoir échoué en quarts en 2000, 2002 et 2010, puis en demi-finale l'an dernier, les Auvergnats tiennent enfin leur finale. Dans un stade de La Mosson acquis à leur cause, ils ont fait la course en tête, en menant jusqu'à 16-3 sans être véritablement inquiétés avant de voir  le Munster revenir sur leurs talons à l'heure de jeu avec un essai de Denis Hurley (60e), servi par un coup de pied rasant de l'incontournable Ronan O'Gara.

    Et la maîtrise, qu'ils avaient affichée pendant une heure pour répondre à une pénalité de O'Gara (6e) avec le septième essai dans le tournoi de Napolioni Nalaga (9e) puis mettre la main sur le match, s'est dissipée. Morgan Parra, meilleur réalisateur de la compétition (108 points), ratait la pénalité qui leur aurait redonné neuf points d'avance (67e) et le match aurait pu virer au cauchemar si les joueurs du Munster avaient réussi à aplatir un essai après une tergiversation de Nalaga (71e).

    Mais les Clermontois, avec le soutien des 25 000 supporters de leur "Yellow Army", ont tenu face aux assauts déterminés du Munster, avec le brin de chance qui sourit parfois aux champions et qui leur avait manqué ces dernières années. Ils devront retenir de ce match leur première période où ils ont réussi à monopoliser le ballon, imposé leurs longues séquences de jeu et se sont même offert le luxe de contrer les Irlandais à leur propre jeu, les ballons portés, les rucks et les "pick and go". Il leur faudra en revanche mieux concrétiser leur domination s'ils veulent décrocher le seul titre qui manque à leur palmarès.

    En finale, à Dublin, le samedi 18 mai, les Auvergnats affronteront le vainqueur de l' autre demi-finale, qui opposera, ce dimanche, les Anglais des Saracens à Toulon, à Twickenham.


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