• Une fin de printemps qui s' annonce agitée ...

    Grève illimitée à la SNCF dès le 31 mai, grève du 3 au 5 juin dans le transport aérien... que ce soit ou non en lien avec la loi Travail, la fin du printemps s'annonce agitée sur le front social.

    ELECTRICITE: RISQUE DE BAISSE DE CHARGE

    La CGT-Energie a appelé mardi à un mouvement d’action, notamment dans les centrales nucléaires, «le plus fort possible» contre la loi Travail et la dégradation de la filière, lors de la journée d'action contre la loi Travail de jeudi. «Des coupures électriques ont déjà eu lieu aujourd’hui dans plusieurs quartiers de Nantes ainsi que dans le plus grand centre commercial d’Europe à Marseille, mais les baisses de charge pourraient être plus importantes jeudi», a prévenu Marie-Claire Cailletaud, porte-parole de la fédération nationale mines-énergie (FNME-CGT).

    LE RAIL PERTURBÉ

    La CGT (1er syndicat) durcit son préavis qui sera reconductible par période de 24 heures à compter du 31 mai au soir. Les trois autres syndicats représentatifs à la SNCF (Unsa, CFDT et SUD-rail) appellent aussi à la grève à cette période.

    La SNCF prévoit mercredi et jeudi un trafic «perturbé» mais «moins que la semaine dernière», avec 3 TGV sur 4, 4 RER sur 5 en circulation en région parisienne et en province, 2 TER sur 3 et 6 Intercités sur 10. Il s’agira du cinquième épisode de grève lancé par la CGT-cheminots et SUD-rail depuis début mars.

    Inscrit dans la contestation du projet de loi travail, le mouvement vise d’abord à défendre les conditions de travail des cheminots pour peser sur les négociations en cours avec l’entreprise et la branche, entrées dans leur dernière ligne droite.

    LE CIEL S'ASSOMBRIT DÉBUT JUIN

    Cette fois, ce n'est pas la loi Travail qui est en cause, mais la période est la même: tous les syndicats représentatifs de l’aviation civile appellent à la grève les 3, 4 et 5 juin pour demander l’arrêt des baisses d’effectifs et peser sur la renégociation de leur cadre social et indemnitaire.

    La Direction générale de l’aviation civile (DGAC) a précisé qu’une "prochaine et a priori dernière" réunion de négociation sur le cadre social s’appliquant à tous ses agents était programmée le 31 mai, "à la suite de laquelle on saura si les préavis sont maintenus ou pas".

    Les préavis Usac-CGT, Unsa, SNCTA, FO et Spac-CFDT ont été envoyés, ou sont en cours d’envoi. 

    UNE HUITIÈME JOURNÉE NATIONALE

    Les opposants au projet de loi battront encore le pavé jeudi à l’appel de l’intersyndicale CGT-FO-Solidaires-FSU-Unef-Fidl-UNL. Une neuvième journée de grèves et manifestation est déjà programmée le 14 juin, avec ce jour-là, un rassemblement unique à Paris.

    Alors que le mouvement semblait s’essouffler depuis le 31 mars (entre 390 000 et 1,2 millions de manifestants, selon les sources), il a repris de l’ampleur le 19 mai, avec entre 128 000 et 400 000 manifestants.

    Les manifestations, souvent émaillées de violences, ont toutefois perdu du crédit dans l’opinion, selon un sondage BVA pour iTELE : près de six Français sur dix souhaitent qu’elles cessent.

    NOUVELLES ACTIONS DANS LES PORTS

    La CGT a appelé les dockers à suivre les appels à la grève jeudi et le 14 juin. «L’activité sera à zéro dans la plupart des ports», selon Tony Hautbois, secrétaire général de la fédération des ports et docks. La fédération devait se prononcer mardi après-midi sur une éventuelle «seconde initiative d’arrêt de travail dans la semaine».

    Dans l’intervalle, la CGT appelle ses syndicats portuaires à s’associer aux «initiatives territoriales». Mardi matin, des agents portuaires participaient ainsi au blocage des accès routiers au bassin industriel de Saint-Nazaire.

    ROUTIERS

    Le mouvement lancé par la CGT et FO semble à l’arrêt depuis les assurances apportées par le gouvernement sur le calcul des heures supplémentaires pour les routiers. FO, qui avait suspendu vendredi les actions de blocage, décidera en fin de semaine d’une éventuelle reprise de la grève au moment de l’Euro de football (10 juin -10 juillet).

    GRÈVE A LA RATP EN JUIN

    La CGT, premier syndicat à la régie parisienne des transports, appelle à la grève illimitée à partir du 2 juin pour demander la réouverture des négociations salariales annuelles et le retrait du projet de loi travail.

    Pour sa part, Sud pourrait décider jeudi d’une grève illimitée à compter du 10 juin, «contre la loi travail et «la remise en cause du statut RATP».

    Une triste impression de déjà-vu. En ordonnant, mardi, l'intervention des forces de l'ordre pour débloquer l'accès à plusieurs raffineries et dépôts de carburants entravés par les grévistes de la CGT, le gouvernement de Manuel Valls a décidé de risquer une confrontation de grande ampleur.

    On se souvient qu'en 2010, le premier ministre François Fillon avait ordonné la réquisition des salariés des raffineries, déjà hostiles à son projet de réforme des retraites. On se souvient surtout que durant l'hiver 1995-1996, sous le gouvernement d'Alain Juppé, l'Hexagone s'était retrouvé bloqué par un mouvement social massif. L'actuel favori des sondages pour la présidentielle de mai 2017, resté «droit dans ses bottes», avait alors fini par capituler, faute de volonté d'en découdre avec Jacques Chirac à l'Elysée.

    L'hypothèse de voir ce scénario se répéter, vingt ans après, alors que François Hollande a de plus en plus les yeux rivés sur sa prochaine candidature, n'est pas écartée.

    « Un papillon non identifié sur la vitre ....Finale de Ligue des Champions féminine : Lyon pour une revanche .... »

  • Commentaires

    1
    Vendredi 27 Mai 2016 à 06:36

    le gouvernement est sourd et aveugle ! bonne journée

    2
    Vendredi 27 Mai 2016 à 09:30

    Bonjour Annick, ce n'est pas bon tout ça...

    Bon vendredi, gros bisous

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