• Une poésie fort originale ...

    Appétit vigoureux, tempérament de fer,
    Membert languit, Membert se meurt — ami si cher…
    Qu’a Member ?
    Hé, Momille, bonjour ! Comment va la famille,
    Le papa, la maman ?… Tu pleures, jeune fille ?…
    Qu’a Momille ?
    Je viens de rencontrer, allant je ne sais où,
    Outchou, le professeur qui courait comme un fou.
    Qu’a Outchou ?

    Ce petit poème, que je viens de citer dans son intégrité, s’intitule Sollicitudes et a pour auteur Maurice Etienne Legrand dit Franc-Nohain ( 1872 - 1934 )

    Franc Nohain

    C' est un avocat, sous-préfet, écrivain, poète et librettiste.

    Il choisit le nom de Nohain en hommage au cours d'eau le Nohain traversant Donzy, lieu de ses vacances d'enfance.

    Il publie ses poèmes dans la revue Le Chat Noir. Il se qualifie de « poète amorphe ». Il écrit de nombreux livrets d’opérettes pour le compositeur Claude Terrasse et, également notamment celui de L’heure espagnole de Maurice Ravel . Il fonde Le Canard sauvage et devient le rédacteur en chef de L' écho de Paris.

    Alphonse Allais nous dit : « Les idées qui composent le fond des poèmes de Franc-Nohain sont, en général, bizarres, inattendues, et suggestives combien ! L’artiste a su s’affranchir des moules odieux et surannés. Quand, par hasard, il se rencontre un alexandrin, tenez pour certain que Franc-Nohain n’a pu faire autrement et qu’il en est au désespoir… Qu’il ne se mêle pas, de temps en temps, quelques invraisemblances dans l’œuvre de Franc-Nohain, je n’ai garde de le nier. »

    « Trésorier général dans un des plus fertiles départements de notre chère France sud-occidentale, ce sympathique fonctionnaire se double d’un poète amorphe d’une rare envergure » ajoute Allais.

    Paysage de neige

    « Extrêmement blanche, la neige
    Couvre une plaine
    Du département de l’Ardèche ;
    Extrêmement noirs, onze corbeaux,
    Sur les branches blanches d’un ormeau,
    Échangent leurs impressions, et font des mots,
    En s’entretenant de choses et d’autres :
    Leurs affaires ne sont pas les nôtres.
    Paraissent, au détour du sentier,
    Huit enfants, qui ont le nez,
    Et les pieds,
    Gelés :
    Il est d’ailleurs facile de reconnaître à leur voix
    Qu’il sont savoyards.
    Il y a aussi un grand loup.
    Au bout d’un certain temps les corbeaux s’envolent,
    Les enfants se dirigent du côté de l’école,
    Le loup crève, la neige fond,

    Et puis, qu’est-ce que ça peut bien vous faire, au fond ? »

    « Rien de tel qu' un matelas bien confortable ...Humour ( volontaire ou pas ) d' une agence d' intérim ... »

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